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Affichage des articles du septembre, 2026

Sahara occidental : l'épisode Boulos, ou la fin des illusions marocaines

Sahara occidental : l'épisode Boulos, ou la fin des illusions marocaines Aux yeux de Washington, le soutien au plan marocain n'a jamais été un chèque en blanc. L'entretien de Massad Boulos sur France 24 rappelle à Rabat une règle simple de la diplomatie : un appui politique ne vaut pas règlement d'un conflit. Massad Boulos, conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines Une partie de la presse marocaine ne s'est toujours pas remise des propos de Massad Boulos. Désarçonnés, plusieurs analystes et commentateurs du royaume s'en prennent désormais à l'émissaire américain avec une nervosité qui en dit long. Ce qui devait être une séquence de consécration est devenu, pour Rabat, un moment de désillusion. Ce qu'a dit Massad Boulos L'entretien accordé à France 24 par le conseiller de Donald Trump pour les affaires arabes et africaines suffit à refroidir les attentes les plus optimistes. Il a reconnu qu'aucun...

Résolution 2797 : le Maroc a fêté l'arrivée alors qu'on ne lui avait donné que le point de départ

Un an après son adoption, la résolution 2797 n'a produit ni accord, ni reconnaissance, ni épilogue. Les récentes déclarations de Massad Boulos rappellent ce que le texte disait depuis le premier jour, et ce qu'Alger n'a jamais cessé de soutenir : un cadre de négociation n'a jamais tenu lieu de règlement. Le mur de défense marocain partage le territoire entre la zone contrôlée par Rabat et celle tenue par le Front Polisario. Carte : Les Echos. Une fête nationale pour un conflit inachevé Le 4 novembre 2025, quatre jours à peine après le vote du Conseil de sécurité, le Cabinet royal marocain élevait le 31 octobre au rang de fête nationale : « Aïd Al Wahda », la Fête de l'Unité. Deux décrets vinrent ensuite en faire un jour chômé et payé, dans l'administration comme dans le secteur privé. Le message adressé à l'opinion marocaine ne souffrait aucune ambiguïté : la résolution 2797 aurait scellé la souveraineté du Royaume, et le dossier appartiendrai...

Opposant, oui. Contre l'Algérie, jamais

Capture d'écran i24NEWS On peut s'opposer au gouvernement en place sans renier la patrie. Appeler l'Algérie à reconnaître la « marocanité » du Sahara occidental, ce n'est plus de l'opposition : c'est ouvrir une porte que notre histoire nous commande de garder fermée. Il existe en Algérie une tradition d'opposition honorable. Des militants du mouvement national aux figures du Hirak, des générations d'Algériens ont combattu le pouvoir en place sans jamais renier la patrie. Ils ont contesté des gouvernants, des méthodes, des élections. Ils n'ont jamais contesté l'Algérie elle-même, ni son territoire, ni la cohérence de ses engagements historiques. C'est cette frontière que certains opposants en exil ont franchie. En appelant ouvertement l'Algérie à reconnaître la « marocanité » du Sahara occidental, des voix comme celle d'Abdou Semmar ne critiquent plus seulement le gouvernement algérien en place. Elles dem...

Réconciliation avec le Maroc : pourquoi elle est impossible et n'est pas d'actualité

Depuis l'automne 2025, une petite musique s'est installée dans certaines chancelleries et rédactions : celle d'une réconciliation imminente entre l'Algérie et le Maroc. L'émissaire américain Massad Boulos a multiplié les allers-retours entre Alger et Rabat, le roi Mohammed VI a tendu la main au président Abdelmadjid Tebboune après l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, et des think tanks européens n'hésitent plus à convoquer le précédent franco-allemand. Cette lecture repose sur un contresens. Elle confond l'apaisement souhaité par des tiers avec les conditions réelles d'une réconciliation. Or ces conditions ne sont pas réunies, et rien n'indique qu'elles le seront à moyen terme. Une rupture de fond, pas un incident diplomatique La rupture du 24 août 2021 n'était pas un coup de colère. Elle venait sanctionner une accumulation d'actes qu'Alger a jugés hostiles : la note diplomatique marocaine à l'ONU...

Sahara occidental : la leçon de géostratégie que Washington vient d'administrer à Rabat

Sahara occidental : la leçon de géostratégie que Washington vient d'administrer à Rabat Quatre constats, formulés d'une voix mesurée par l'émissaire américain, suffisent à fissurer un récit que la diplomatie marocaine croyait gravé dans le marbre. Il arrive qu'une intervention médiatique de quelques minutes en dise plus long sur un rapport de force qu'une résolution entière du Conseil de sécurité. L'entretien récent de Massad Boulos, conseiller de Donald Trump pour l'Afrique et le monde arabe, appartient à cette catégorie. Derrière un ton volontairement feutré, l'émissaire américain a livré quatre constats qui, lus à la lumière des outils de la géostratégie, ébranlent l'architecture narrative patiemment édifiée par le Maroc depuis l'automne 2025. Le cadre n'est pas le règlement Le premier constat est d'une simplicité désarmante : il n'existe, à ce jour, aucune solution concrète, aucune issue que ...

Sahara occidental : Washington rappelle à Rabat que le dossier n'est pas clos

À quelques semaines du vote sur le renouvellement du mandat de la MINURSO, un émissaire américain tempère l'optimisme marocain et replace le Front Polisario au cœur de l'équation. Depuis l'automne 2025, la diplomatie marocaine vit sur un récit bien rodé : la question du Sahara occidental serait pratiquement réglée, le plan d'autonomie de 2007 s'imposant désormais comme l'unique horizon possible. La résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre 2025, a été présentée à Rabat comme une victoire définitive, et la proclamation américaine de décembre 2020 comme une garantie de solidité. Or c'est précisément de Washington qu'est venue, cette semaine, la mise au point la plus nette. Invité de France 24, Massad Boulos, conseiller principal du président Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, a livré un constat sans fard : aucun règlement n'est à portée de main. Des rounds de négociation sans résultat tangible Depuis février ...

Washington–Téhéran : l'Algérie, clé de voûte d'une diplomatie de l'ombre après l'impasse de la force ?

Washington–Téhéran : l'Algérie, clé de voûte d'une diplomatie de l'ombre après l'impasse de la force ? Lecture du retour du « médiateur de confiance » au cœur de l'équation américano-iranienne, entre la mémoire des Accords de 1981, les signaux de New York et l'escale d'Alger Une relation fracturée depuis plus de quatre décennies. Illustration : Shutterstock. Lorsque les politiques de puissance atteignent leurs limites, l'histoire repose sa vieille question : qui peut ouvrir les portes restées closes ? Dans le dossier américano-iranien, un nom revient chaque fois que les issues se referment : Alger. L'impasse de la force et les limites de la « pression maximale » La politique de « pression maximale » instaurée par Donald Trump, depuis son retrait unilatéral de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018, n'a ni fait plier Téhéran ni infléchi sa posture stratégique. Elle a au contraire produit un environnement régional plus fragil...

La secte des Akkakza : rituels et expansion au Maroc

La secte des Akkakza, connue également sous le nom de Youssefiya, est l'une des confréries soufies apparues au Maroc au XVI e siècle, qui s'est maintenue jusqu'au XX e siècle. Elle a joué un rôle important dans la vie religieuse et sociale de la société marocaine, sans pour autant avoir fait l'objet d'études suffisantes de la part des chercheurs. Dans cet article, nous examinerons plus en détail les rituels pratiqués par les Akkakza ainsi que leur expansion à travers le Maroc. Rituels et pratiques Les rituels collectifs L'un des traits les plus marquants des Akkakza était la pratique de rituels collectifs singuliers. Ceux-ci comprenaient des séances de dhikr en groupe et des prières particulières, pour lesquelles les adeptes se réunissaient dans les zaouïas. Ces séances se distinguaient par leur ferveur spirituelle et leurs chants religieux, renforçant le sentiment de proximité et d'appartenance entre les membres. Des pratiques sexuelles cont...

De Béjaïa à Al-Qods, de Tlemcen à Alger, l'Algérie n'a jamais marchandé sa fidélité à la Oumma

De Béjaïa à Al-Qods, de Tlemcen à Alger, l'Algérie n'a jamais marchandé sa fidélité à la Oumma. Face à elle, cinq siècles d'alliances du trône chérifien avec Madrid, Lisbonne, Paris et Tel-Aviv. Voici l'histoire qu'on voudrait nous faire oublier. Représentation artistique d'un cavalier de l'époque de Salah Eddine al-Ayyoubi. Il est des peuples qui écrivent leur histoire avec leur sang, et des régimes qui la réécrivent avec leurs communiqués. Le trône marocain se présente aujourd'hui comme le gardien d'Al-Qods et l'héritier des libérateurs de Jérusalem. Mais l'histoire a de la mémoire. Elle se souvient de ceux qui ont répondu à l'appel, et de ceux qui ont détourné le regard. Que les choses soient claires : ce texte ne vise pas le peuple marocain. Il vise un pouvoir, le Makhzen, et une constante de sa politique. Sidi Boumediene, l'enfant de Béjaïa et de Tlemcen au service d'Al-Qods Abou Madyan Choaïb, que nos aïeux ap...

Le pacte de La Mecque à l'épreuve d'Ansar Allah : une dissuasion qui n'a pas dissuadé

Le 7 août 2026, au palais Al-Safa, Riyad, Ankara et Islamabad proclamaient qu’une attaque contre l’un serait une attaque contre les trois. Six semaines plus tard, l’Arabie saoudite brûle, ses villes du Sud comptent leurs blessés, sa capitale est visée, et le pacte n’a pas été activé. Ankara Riyad Islamabad « une attaque contre l’un est une attaque contre les trois » Ansar Allah Le triangle de La Mecque : une promesse de défense collective restée sans traduction militaire face aux frappes houthies. J’écrivais récemment que l’accord de La Mecque ne serait pas jugé à la guerre qu’il mènerait, mais à celle qu’il aurait contribué à empêcher. Le verdict est tombé plus vite que prévu. Ansar Allah a posé la seule question qui compte pour une alliance défensive : un adversaire croit-il qu’elle se battra ? La réponse des Houthis a été non. Et jusqu’ici, les faits leur donnent raison. Quarante-huit heures Le pre...

L’Algérie annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis

Le 10 septembre 2026, Alger a rompu ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi. Le même jour, à un millier de kilomètres au sud, deux otages européennes retenues depuis plus d'un an étaient libérées au Sahel. Les deux événements ne sont pas liés par un fil de causalité direct — mais ils racontent la même chose. I. Les faits En un communiqué de quelques lignes, le ministère algérien des Affaires étrangères a mis fin à des décennies de relations avec les Émirats arabes unis. Le texte dénonce « la multiplication des agissements provocateurs ou hostiles » d'Abou Dhabi, affirme qu'Alger a fait preuve de « retenue » et multiplié les mises en garde, et conclut que ces agissements « ont atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux États souverains ». L'ambassadeur émirati, convoqué le jour même au siège du ministère, s'est vu notifier un délai de quarante-huit heures. Dans la soirée, le ministère de la Défense nationale a ...