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Sahara occidental : l'épisode Boulos, ou la fin des illusions marocaines

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Résolution 2797 : le Maroc a fêté l'arrivée alors qu'on ne lui avait donné que le point de départ

Un an après son adoption, la résolution 2797 n'a produit ni accord, ni reconnaissance, ni épilogue. Les récentes déclarations de Massad Boulos rappellent ce que le texte disait depuis le premier jour, et ce qu'Alger n'a jamais cessé de soutenir : un cadre de négociation n'a jamais tenu lieu de règlement. Le mur de défense marocain partage le territoire entre la zone contrôlée par Rabat et celle tenue par le Front Polisario. Carte : Les Echos. Une fête nationale pour un conflit inachevé Le 4 novembre 2025, quatre jours à peine après le vote du Conseil de sécurité, le Cabinet royal marocain élevait le 31 octobre au rang de fête nationale : « Aïd Al Wahda », la Fête de l'Unité. Deux décrets vinrent ensuite en faire un jour chômé et payé, dans l'administration comme dans le secteur privé. Le message adressé à l'opinion marocaine ne souffrait aucune ambiguïté : la résolution 2797 aurait scellé la souveraineté du Royaume, et le dossier appartiendrai...

Opposant, oui. Contre l'Algérie, jamais

Capture d'écran i24NEWS On peut s'opposer au gouvernement en place sans renier la patrie. Appeler l'Algérie à reconnaître la « marocanité » du Sahara occidental, ce n'est plus de l'opposition : c'est ouvrir une porte que notre histoire nous commande de garder fermée. Il existe en Algérie une tradition d'opposition honorable. Des militants du mouvement national aux figures du Hirak, des générations d'Algériens ont combattu le pouvoir en place sans jamais renier la patrie. Ils ont contesté des gouvernants, des méthodes, des élections. Ils n'ont jamais contesté l'Algérie elle-même, ni son territoire, ni la cohérence de ses engagements historiques. C'est cette frontière que certains opposants en exil ont franchie. En appelant ouvertement l'Algérie à reconnaître la « marocanité » du Sahara occidental, des voix comme celle d'Abdou Semmar ne critiquent plus seulement le gouvernement algérien en place. Elles dem...

Réconciliation avec le Maroc : pourquoi elle est impossible et n'est pas d'actualité

Depuis l'automne 2025, une petite musique s'est installée dans certaines chancelleries et rédactions : celle d'une réconciliation imminente entre l'Algérie et le Maroc. L'émissaire américain Massad Boulos a multiplié les allers-retours entre Alger et Rabat, le roi Mohammed VI a tendu la main au président Abdelmadjid Tebboune après l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, et des think tanks européens n'hésitent plus à convoquer le précédent franco-allemand. Cette lecture repose sur un contresens. Elle confond l'apaisement souhaité par des tiers avec les conditions réelles d'une réconciliation. Or ces conditions ne sont pas réunies, et rien n'indique qu'elles le seront à moyen terme. Une rupture de fond, pas un incident diplomatique La rupture du 24 août 2021 n'était pas un coup de colère. Elle venait sanctionner une accumulation d'actes qu'Alger a jugés hostiles : la note diplomatique marocaine à l'ONU...

Sahara occidental : la leçon de géostratégie que Washington vient d'administrer à Rabat

Sahara occidental : la leçon de géostratégie que Washington vient d'administrer à Rabat Quatre constats, formulés d'une voix mesurée par l'émissaire américain, suffisent à fissurer un récit que la diplomatie marocaine croyait gravé dans le marbre. Il arrive qu'une intervention médiatique de quelques minutes en dise plus long sur un rapport de force qu'une résolution entière du Conseil de sécurité. L'entretien récent de Massad Boulos, conseiller de Donald Trump pour l'Afrique et le monde arabe, appartient à cette catégorie. Derrière un ton volontairement feutré, l'émissaire américain a livré quatre constats qui, lus à la lumière des outils de la géostratégie, ébranlent l'architecture narrative patiemment édifiée par le Maroc depuis l'automne 2025. Le cadre n'est pas le règlement Le premier constat est d'une simplicité désarmante : il n'existe, à ce jour, aucune solution concrète, aucune issue que ...

Sahara occidental : Washington rappelle à Rabat que le dossier n'est pas clos

À quelques semaines du vote sur le renouvellement du mandat de la MINURSO, un émissaire américain tempère l'optimisme marocain et replace le Front Polisario au cœur de l'équation. Depuis l'automne 2025, la diplomatie marocaine vit sur un récit bien rodé : la question du Sahara occidental serait pratiquement réglée, le plan d'autonomie de 2007 s'imposant désormais comme l'unique horizon possible. La résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre 2025, a été présentée à Rabat comme une victoire définitive, et la proclamation américaine de décembre 2020 comme une garantie de solidité. Or c'est précisément de Washington qu'est venue, cette semaine, la mise au point la plus nette. Invité de France 24, Massad Boulos, conseiller principal du président Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, a livré un constat sans fard : aucun règlement n'est à portée de main. Des rounds de négociation sans résultat tangible Depuis février ...

Washington–Téhéran : l'Algérie, clé de voûte d'une diplomatie de l'ombre après l'impasse de la force ?

Washington–Téhéran : l'Algérie, clé de voûte d'une diplomatie de l'ombre après l'impasse de la force ? Lecture du retour du « médiateur de confiance » au cœur de l'équation américano-iranienne, entre la mémoire des Accords de 1981, les signaux de New York et l'escale d'Alger Une relation fracturée depuis plus de quatre décennies. Illustration : Shutterstock. Lorsque les politiques de puissance atteignent leurs limites, l'histoire repose sa vieille question : qui peut ouvrir les portes restées closes ? Dans le dossier américano-iranien, un nom revient chaque fois que les issues se referment : Alger. L'impasse de la force et les limites de la « pression maximale » La politique de « pression maximale » instaurée par Donald Trump, depuis son retrait unilatéral de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018, n'a ni fait plier Téhéran ni infléchi sa posture stratégique. Elle a au contraire produit un environnement régional plus fragil...