Affaire Amarante International : les enseignements d’un procès révélateur des vulnérabilités stratégiques de l’État algérien
La condamnation prononcée par la Cour criminelle de première instance de Dar El‑Beïda , à Alger, marque un tournant majeur dans la lutte contre les atteintes à la sécurité nationale . L’affaire, qui a abouti à des peines allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle ferme , met en lumière un réseau d’espionnage structuré opérant sous couverture d’activités commerciales légales, mais dont les pratiques réelles visaient à collecter et transmettre des informations sensibles à des acteurs étrangers. Au‑delà de la dimension judiciaire, ce dossier révèle la profondeur des menaces hybrides auxquelles l’État algérien est confronté, ainsi que les failles exploitées par certaines sociétés étrangères opérant sous apparence de légalité. I. Une entreprise écran au cœur d’un dispositif clandestin Au centre de l’affaire se trouve une filiale locale de la société française Amarante International , officiellement active dans le gardiennage, la sécurité et le conseil. Derrière cette façade, l’enquête e...