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Quand l’enseignement défaillant de l’Histoire expose l’Algérie à la guerre hybride menée par le Maroc

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Algérie–Maroc : Lorsque la haine atteint un enfant, c'est l'échec de tout le monde

L'agression d'un adolescent algérien de 14 ans dans une fan zone aux États-Unis ne doit pas être considérée comme un simple fait divers. Il s'agit d'un signal d'alarme particulièrement grave. Qu'un enfant puisse être pris pour cible en raison d'un maillot de football est une réalité qui devrait susciter l'indignation de toute personne attachée aux valeurs de respect et de dignité humaine. Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d'une radicalisation inquiétante des discours. Les insultes, les campagnes de dénigrement, les provocations permanentes et les appels à la confrontation ont progressivement banalisé une hostilité qui n'aurait jamais dû quitter le monde virtuel. Aujourd'hui, le risque est de voir cette violence verbale se transformer en violence réelle. Le plus grave est que les premières victimes de ce climat délétère sont souvent les plus jeunes. Une génération entière grandit sous l'influence de conte...

Bernard Lugan et l’Algérie : quand la polémique prétend tenir lieu d’histoire

Dans un article intitulé « Combien de temps encore les historiens algériens choisiront-ils de chevaucher les mythes de la fausse histoire ? » , publié sur un site marocain, Bernard Lugan reprend une thèse qu’il défend depuis de nombreuses années : celle d’une relecture révisionniste de l’histoire algérienne visant à relativiser, voire à nier, les continuités historiques du Maghreb central avant la colonisation française. Cette manière de procéder est révélatrice. Plutôt que de discuter les sources, les faits, les continuités historiques et les archives, Bernard Lugan préfère déplacer le débat vers le terrain psychologique et idéologique. Ce n’est plus l’argument qui est examiné, mais l’intention supposée de celui qui l’avance. Ce procédé, commode mais pauvre, permet d’éviter la question essentielle : celle de la profondeur historique de l’Algérie. Car le cœur du débat est là. Pour soutenir que l’Algérie serait une création de la colonisation française, Bernard Lugan doit procéder à une...

Carte tronquée de l’Algérie sur une chaîne tunisienne : incident isolé ou symptôme d’un malaise plus profond ?

L’affaire de la diffusion d’une carte tronquée de l’Algérie par une chaîne de télévision publique tunisienne ne saurait être réduite à une simple erreur technique. Lorsqu’il s’agit de la représentation territoriale d’un État, surtout dans une région où les questions de souveraineté et d’intégrité nationale occupent une place centrale, chaque détail revêt une portée politique et symbolique majeure. Une “erreur” aux implications politiques Dans le domaine médiatique, la cartographie n’est jamais neutre. Elle traduit une vision, une rigueur éditoriale et, parfois, des lignes de fracture géopolitiques. Diffuser une carte amputée d’une partie du territoire algérien ne peut donc être perçu comme une simple approximation graphique. Une telle représentation touche directement à un principe fondamental du droit international : l’intégrité territoriale des États. Dans ce contexte, l’incident soulève des interrogations légitimes : S’agit-il d’une négligence grave dans la chaîne de production édit...

FIFA : la neutralité à géométrie variable de Gianni Infantino

À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA aurait pu se contenter de parler de football. Elle aurait pu mettre en avant le jeu, les sélections, les supporters, l’universalité d’un événement planétaire censé rassembler les peuples au-delà des fractures politiques. Mais l’institution dirigée par Gianni Infantino a choisi, une fois encore, de rappeler que sa prétendue neutralité n’est pas une ligne de conduite : c’est un instrument à usage variable. La décision d’accorder une accréditation symbolique au journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie, a été saluée par Reporters sans frontières comme un « geste fort » de soutien. Selon plusieurs médias, la FIFA lui a délivré une accréditation pour couvrir l’ensemble du Mondial 2026, organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet, alors même qu’il demeure incarcéré en Algérie après une condamnation pour « apologie du terrorisme » liée, selon les sources disponibles, à des conta...

Gara Djebilat : Déconstruction d’un article de propagande marocaine publié par Assahifa

L’article publié par le journal marocain Assahifa sous la plume d’Ismaïl Bouyaâqoubi s’appuie essentiellement sur une vidéo d’un vlogger qatari à moto traversant le sud-ouest algérien pour conclure que le projet minier de Ghar Djebilat est un « mirage économique ». Cette méthodologie — utiliser des images touristiques d’un désert éloigné comme preuve de l’échec d’un projet industriel — constitue en elle-même un aveu de la faiblesse du raisonnement. Assahifa est un titre marocain dont l’orientation éditoriale hostile à l’Algérie est documentée, ce qui ne disqualifie pas automatiquement ses critiques, mais impose une vérification rigoureuse de chaque affirmation. I. Les faits que l’article passe sous silence Sur les réserves : L’article insinue que le projet n’existe que sur le papier. Or, le gisement de Ghar Djebilat s’étend sur 131 km², avec des réserves exploitables estimées à 3,5 milliards de tonnes de minerai à une teneur de 58,57 % en fer. Ce chiffre, vérifié indépendamment, place...

Relation franco-algérienne : Macron reprend la main… contraint et forcé

La scène est inhabituelle, presque révélatrice d’un malaise profond. Une réunion entre ministres de l’Intérieur, par nature technique et administrative, présidée directement par le chef de l’État français. Ce simple fait en dit long : sur l’état dégradé de la relation franco-algérienne, mais surtout sur la nécessité pour Emmanuel Macron de reprendre en urgence un dossier qui lui a, en grande partie, échappé. Car derrière ce geste, certains y verront une volonté politique. D’autres, plus lucides, y liront un aveu de faiblesse. Une présidence qui trahit une perte de contrôle Dans l’architecture classique de l’État, les dossiers relevant de la coopération sécuritaire ou migratoire sont traités par les ministres compétents. Lorsque le président descend lui-même dans l’arène sur ce type de sujets, ce n’est jamais anodin. C’est généralement le signe que les circuits habituels ont échoué. En choisissant de présider cette réunion, Emmanuel Macron reconnaît implicitement que la gestion du dossi...