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Pourquoi l’Algérien préfère-t-il l’étranger à son compatriote ? Une lecture à travers le concept de « la colonisabilité » chez Malek Bennabi

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Algérie : le taux de participation historiquement faible, symptôme d’une crise profonde de la représentation politique

Le taux de participation annoncé aux élections législatives algériennes du 2 juillet 2026 constitue un signal politique majeur. Selon les résultats provisoires communiqués par l’Autorité nationale indépendante des élections, la participation s’est établie à 21,24 % à l’intérieur du pays et 10,75 % au sein de la communauté nationale à l’étranger . Plusieurs médias internationaux ont souligné que ce niveau figure parmi les plus bas, sinon le plus bas, de l’histoire électorale de l’Algérie indépendante.  Derrière ce chiffre, il ne faut pas seulement voir une donnée électorale froide. Il faut y lire un phénomène politique beaucoup plus profond : la difficulté croissante des institutions représentatives à susciter l’adhésion, la mobilisation et la confiance d’une partie importante de la société. L’abstention massive ne peut donc pas être réduite à une simple paresse civique, à une indifférence populaire ou à un accident de calendrier. Elle traduit une rupture progressive entre les cito...

La visite de Pedro Sánchez en Algérie : un tournant stratégique après quatre années de tensions

L’annonce de la visite officielle du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, en Algérie le 20 juillet prochain constitue un événement diplomatique majeur. Plus qu’un simple déplacement bilatéral, cette rencontre avec le président Abdelmadjid Tebboune apparaît comme l’aboutissement d’un long processus de rapprochement entre deux pays dont les relations ont traversé l’une des crises les plus profondes de leur histoire récente. Une crise née du revirement espagnol sur le Sahara Occidental Pour comprendre la portée de cette visite, il convient de revenir sur les origines de la crise diplomatique qui a opposé Alger et Madrid depuis 2022. Pendant plusieurs décennies, l’Espagne avait maintenu une position relativement équilibrée sur la question du Sahara Occidental, dossier particulièrement sensible pour l’Algérie. Cette ligne diplomatique traditionnelle a été brutalement remise en cause lorsque le gouvernement de Pedro Sánchez a apporté son soutien au plan marocain d’autonomie, co...

L’Algérie quitte la Coupe du monde 2026 sur un constat d’échec tactique

L’équipe nationale algérienne a été éliminée de la Coupe du monde 2026 dès les seizièmes de finale, après une défaite sévère face à la Suisse (2-0), lors d’un match qui a mis en lumière toutes les difficultés ayant marqué le mandat de Vladimir Petković à la tête des Verts. Cette élimination ne constitue pas une surprise isolée, mais l’aboutissement d’un long enchaînement de choix techniques contestés et d’un attachement persistant à des options qui n’ont convaincu ni le public ni de nombreux observateurs neutres. Une génération prometteuse, mais sans véritable projet tactique Le paradoxe est d’autant plus douloureux que Petković disposait d’un groupe riche en talents et en potentiel : l’expérience et le leadership de Riyad Mahrez, la vivacité offensive de joueurs tels qu’Ibrahim Maza, Amine Gouiri ou Yacine Adli, sans oublier une défense emmenée par des éléments de premier plan comme Aïssa Mandi et Rayan Aït-Nouri. Malgré ces atouts, le technicien bosnien n’a jamais réussi à transforme...

Quand l’enseignement défaillant de l’Histoire expose l’Algérie à la guerre hybride menée par le Maroc

La propension de la monarchie marocaine à la trahison ne date pas d’hier, comme l’illustre un article du New York Times publié en février 1873. Celui-ci souligne que la défaite de l’Émir Abdelkader n’était « pas due à la prouesse des armes françaises », mais bien à la trahison orchestrée par le sultan marocain Abderrahmane, qui s’était allié à la France pour l’encercler. L’objectif de cette réflexion n’est pas de dresser une liste exhaustive des trahisons marocaines, mais il convient de rappeler quelques faits marquants. Ces trahisons remontent à l’époque de Bocchus, qui livra le roi Jugurtha aux Romains, et se poursuivent avec celle de l’Émir Abdelkader. Elles incluent également le rôle trouble des Marocains dans les massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata, le détournement de l’avion transportant les dirigeants du FLN le 22 octobre 1956, ou encore l’utilisation opportuniste de la révolution algérienne par le sultan Mohammed V, qui s’en servit pour exercer des pressions s...

Algérie–Maroc : Lorsque la haine atteint un enfant, c'est l'échec de tout le monde

L'agression d'un adolescent algérien de 14 ans dans une fan zone aux États-Unis ne doit pas être considérée comme un simple fait divers. Il s'agit d'un signal d'alarme particulièrement grave. Qu'un enfant puisse être pris pour cible en raison d'un maillot de football est une réalité qui devrait susciter l'indignation de toute personne attachée aux valeurs de respect et de dignité humaine. Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d'une radicalisation inquiétante des discours. Les insultes, les campagnes de dénigrement, les provocations permanentes et les appels à la confrontation ont progressivement banalisé une hostilité qui n'aurait jamais dû quitter le monde virtuel. Aujourd'hui, le risque est de voir cette violence verbale se transformer en violence réelle. Le plus grave est que les premières victimes de ce climat délétère sont souvent les plus jeunes. Une génération entière grandit sous l'influence de conte...

Bernard Lugan et l’Algérie : quand la polémique prétend tenir lieu d’histoire

Dans un article intitulé « Combien de temps encore les historiens algériens choisiront-ils de chevaucher les mythes de la fausse histoire ? » , publié sur un site marocain, Bernard Lugan reprend une thèse qu’il défend depuis de nombreuses années : celle d’une relecture révisionniste de l’histoire algérienne visant à relativiser, voire à nier, les continuités historiques du Maghreb central avant la colonisation française. Cette manière de procéder est révélatrice. Plutôt que de discuter les sources, les faits, les continuités historiques et les archives, Bernard Lugan préfère déplacer le débat vers le terrain psychologique et idéologique. Ce n’est plus l’argument qui est examiné, mais l’intention supposée de celui qui l’avance. Ce procédé, commode mais pauvre, permet d’éviter la question essentielle : celle de la profondeur historique de l’Algérie. Car le cœur du débat est là. Pour soutenir que l’Algérie serait une création de la colonisation française, Bernard Lugan doit procéder à une...