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Émirats arabes unis : derrière l’apparente stabilité, les fissures financières d’un hub sous pression géopolitique

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Rivalités régionales et construction des menaces : le précédent des accusations nucléaires contre l’Algérie dans les années 1990

L’évocation récurrente, dans certains discours contemporains, d’un supposé programme nucléaire militaire algérien ne constitue pas un phénomène nouveau. Elle s’inscrit dans une séquence historique bien identifiée, remontant au début des années 1990, où la question nucléaire a été instrumentalisée dans le cadre des rivalités stratégiques en Afrique du Nord. L’analyse de cet épisode permet d’éclairer les mécanismes de construction des menaces, ainsi que le rôle des institutions internationales dans leur objectivation. Un contexte international propice à la suspicion La période post-guerre froide est marquée par une sensibilité accrue aux enjeux de prolifération nucléaire. La révélation du programme irakien après la Guerre du Golfe a profondément modifié les perceptions occidentales, renforçant la vigilance à l’égard des États développant des capacités nucléaires, même à des fins déclarées civiles. C’est dans ce contexte que certaines autorités marocaines ont exprimé des préoccupations qu...

La guerre en Iran… et pourquoi le Maroc en est le plus grand perdant

À première vue, toute guerre qui éclate en Iran peut sembler géographiquement éloignée du Maroc, sans lien direct ni implication militaire. Pourtant, une lecture géopolitique approfondie révèle une tout autre réalité. Les grandes guerres ne se mesurent pas uniquement par les champs de bataille, mais par les recompositions stratégiques qu’elles provoquent, les alliances qu’elles révèlent et les illusions qu’elles dissipent. De ce point de vue, le Maroc apparaît, paradoxalement, comme l’un des principaux perdants politiques et stratégiques de toute escalade militaire visant l’Iran . I. L’effondrement du pari de la « fonction géopolitique » Ces dernières années, le Maroc a construit une partie significative de sa politique étrangère autour d’un rôle fonctionnel au service de certaines puissances occidentales, notamment à travers : la mise en avant de la « menace iranienne » en Afrique, la diabolisation du « croissant chiite », l’alignement narratif sur les discours de sécurité occidentaux...

Badr Laidoudi : anatomie d’une infiltration narrative et faillite du discernement collectif

Il y a un an, l’alerte avait été lancée. Non pas pour exister médiatiquement, ni pour régler des comptes, mais pour signaler un phénomène dangereux : la désinformation à bas bruit. Celle qui ne s’impose pas, mais qui s’infiltre. Celle qui ne choque pas, mais qui s’installe. La réaction fut révélatrice : aucune contradiction sérieuse, aucun débat méthodique — seulement l’arsenal habituel de la disqualification émotionnelle. Comme si, dans certains segments de l’opinion, exiger des preuves était devenu une faute. Mais le temps a tranché. Et les faits ont fini par parler. Le cas Laidoudi : un profil qui interroge L’analyse du cas de Badr Laidoudi ne peut se limiter à ses prises de parole. Elle doit inclure son environnement, sa trajectoire et les contradictions internes de son positionnement. Comme le souligne une analyse publiée en 2025, cette figure se présente comme un opposant au régime marocain, tout en bénéficiant d’une situation paradoxale : absence de pression sur ses proches rest...

Badr Laidoudi : l’« opposant » marocain qui vit de la crédulité algérienne

Depuis plusieurs jours, une nouvelle rumeur circule sur les réseaux sociaux, relayée avec enthousiasme par le blogueur marocain Badr Laidoudi. Celui-ci prétend que l’Algérie serait engagée dans des « négociations secrètes » avec les États-Unis autour de la question du Sahara occidental. Une affirmation infondée, directement inspirée d’Africa Intelligence, un site notoirement lié à la DGED, les services de renseignement extérieurs marocains. Un faux opposant, une vraie stratégie Badr Laidoudi s’est construit une image d’« opposant marocain », critique du régime de Rabat, ce qui lui a permis d’obtenir rapidement une écoute dans l’espace numérique algérien. Mais cette image est trompeuse. Dans la réalité, 95 % de son contenu est consacré à l’Algérie : il flatte, il encense, il se montre « bienveillant » pour gagner la confiance. Cependant, derrière ce vernis, il glisse régulièrement des messages subliminaux, des insinuations et surtout des fake news à petite dose. Il s’agit là d’une tacti...

Désinformation médiatique et crispations idéologiques : quand certains médias français instrumentalisent l’Algérie à l’approche d’une visite pontificale

À l’approche de la visite annoncée du pape Léon XIV à Alger, une campagne médiatique troublante se déploie dans certains segments du paysage médiatique français. En tête de cette dynamique, Paris Match et plusieurs médias classés à l’extrême droite relayent des informations erronées, voire délibérément biaisées, concernant la situation des églises en Algérie. Contrairement aux affirmations sensationnalistes qui circulent, les églises en Algérie ne sont ni fermées ni interdites. Cette réalité est attestée par des sources ecclésiastiques elles-mêmes, à commencer par Jean-Paul Vesco, qui peut témoigner que les lieux de culte chrétiens sont non seulement ouverts, mais également protégés et entretenus par les autorités algériennes. Une désinformation aux motivations transparentes La question n’est pas tant l’erreur journalistique que l’intention qui semble la sous-tendre. Pourquoi, à la veille d’un événement symbolique majeur — la visite d’un souverain pontife en terre d’islam — certains mé...

Le Mali, la RASD et les recompositions du Sahel : une inflexion diplomatique aux implications géopolitiques structurelles

La décision du Mali de retirer sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique s’inscrit dans une recomposition plus large des équilibres géopolitiques sahéliens et nord-africains. Loin d’un simple geste diplomatique, elle révèle une redéfinition des alignements stratégiques, une tension croissante avec les principes structurants du droit international, ainsi qu’une série de contradictions internes susceptibles d’affecter la cohérence de la politique étrangère malienne. 1. Une rupture avec la matrice normative africaine Depuis les indépendances, l’architecture politique africaine, portée d’abord par l’Organisation de l’unité africaine puis par l’Union africaine, repose sur deux piliers fondamentaux : l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La RASD, en tant qu’entité reconnue par l’UA, s’inscrit dans cette matrice historique. Toute remise en cause de sa reconnaissance ne constitue donc pas un simple ajust...