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Amgala 1976 : Quand l’Algérie fit face à la trahison marocaine

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Guerre des Sables de 1963 : l’Algérie à peine libérée, déjà contrainte de défendre son intégrité territoriale

À l’été 1962, lorsque les armes de la Révolution algérienne se turent enfin, ce ne fut pas seulement une guerre qui s’acheva. Ce fut une nation que l’on croyait effacée de l’Histoire qui se releva, souveraine, digne et victorieuse. Après cent trente-deux années de colonisation, de dépossession et de résistance, le peuple algérien retrouvait sa liberté au prix d’un sacrifice immense, inscrit à jamais dans la mémoire nationale. L’Algérie indépendante ne disposait alors ni du répit nécessaire pour panser ses blessures ni du temps indispensable pour reconstruire ses institutions. Tout était à rebâtir : l’administration, l’économie, les infrastructures, l’école, l’armée et, plus encore, la confiance d’un peuple profondément meurtri. Les familles attendaient encore le retour des combattants, des prisonniers et des exilés. Les villages comptaient leurs morts. Les veuves et les orphelins portaient silencieusement les stigmates d’une guerre qui avait traversé chaque foyer. Mais à peine quinze m...

GME : ce que l’Algérie a réellement gagné depuis la fin du transit par le Maroc

Depuis l’arrêt du Gazoduc Maghreb-Europe (GME), le 31 octobre 2021, l’Algérie a profondément réorganisé son dispositif d’exportation de gaz vers l’Europe. Au-delà de la dimension politique, cette décision a également produit des effets économiques et stratégiques qu’il convient d’analyser avec des chiffres plutôt qu’avec des slogans. Pendant des années, le GME permettait l’acheminement du gaz algérien vers l’Espagne en passant par le territoire marocain. En contrepartie du transit, le Maroc bénéficiait d’une rémunération comprenant notamment une composante en gaz. Selon l’hypothèse retenue ici, cette contrepartie représentait environ 1 milliard de m³ de gaz et jusqu’à 100 millions de dollars par an. L’arrêt du GME a donc mis fin à ce mécanisme. Près de 5 milliards de m³ de gaz sur la période Entre novembre 2021 et août 2026, soit environ 4,8 années, la fin du dispositif représente, sur la base de cette hypothèse, près de :  4,8 milliards de m³ de gaz qui n’ont plus été attribués au...

Royal Air Maroc face à une double peine : fermeture de l’espace aérien algérien et explosion des coûts du kérosène

L’évolution récente du transport aérien maghrébin met en lumière deux trajectoires opposées. D’un côté, Air Algérie annonce l’ouverture simultanée de quatre nouvelles lignes internationales vers Berlin, Brazzaville, Conakry et Lagos/Abuja. De l’autre, Royal Air Maroc (RAM), pourtant longtemps considérée comme le principal hub aérien du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, est contrainte de revoir certaines de ses ambitions face à une hausse durable de ses coûts d’exploitation. Cette situation n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte de plusieurs facteurs structurels dont les plus importants sont la fermeture de l’espace aérien algérien aux appareils marocains depuis 2021 et l’augmentation spectaculaire des prix du kérosène observée ces dernières années. La fermeture de l'espace aérien algérien : un choc géographique majeur Depuis septembre 2021, les avions immatriculés au Maroc ne peuvent plus survoler le territoire algérien. Pour Royal Air Maroc, cette décision a profondément mod...

24 août 2021 : la rupture avec le Maroc, ou comment l’Algérie a transformé une crise diplomatique en victoire géopolitique

Le 24 août 2021 constitue sans doute l’un des tournants les plus importants de la politique étrangère algérienne depuis le début du XXIe siècle. Ce jour-là, l’Algérie annonçait officiellement la rupture de ses relations diplomatiques avec le Royaume du Maroc, mettant fin à plusieurs décennies d’une coexistence marquée par des tensions récurrentes, des crises à répétition et une méfiance devenue structurelle. À l’époque, cette décision suscita de nombreuses interrogations. Certains observateurs y voyaient le prélude à une dangereuse escalade régionale. D’autres prédisaient l’isolement diplomatique de l’Algérie ou encore l’échec d’une politique jugée trop risquée. Cinq ans plus tard, le bilan apparaît pourtant radicalement différent. Non seulement l’Algérie a évité la guerre, mais elle a également réussi à consolider sa position stratégique, à renforcer sa souveraineté décisionnelle et à démontrer sa capacité à défendre ses intérêts nationaux sans recourir à la confrontation militaire. P...

Maroc - Espagne : une dépendance énergétique devenue un levier géopolitique majeur

Depuis plusieurs années, le Maroc s’efforce de projeter l’image d’une puissance régionale montante, capable d'attirer les investissements, de développer des infrastructures modernes et de jouer un rôle central en Afrique et en Méditerranée. Pourtant, derrière cette communication ambitieuse se cache une réalité moins connue : la forte dépendance énergétique du Royaume vis-à-vis de l’Espagne. Les révélations de plusieurs médias espagnols publiées en août 2026 mettent en lumière une situation stratégique délicate pour Rabat : une partie significative de son électricité est importée depuis l’Espagne, tandis que la totalité du gaz naturel acheté sur les marchés internationaux transite par des infrastructures espagnoles avant d’atteindre le territoire marocain.  Cette réalité soulève une question fondamentale : comment un pays qui aspire à devenir une puissance régionale peut-il accepter une telle vulnérabilité énergétique ? Une dépendance électrique structurelle Le Maroc et l’Espagne so...