Mali : l’offensive éclair qui rebat les cartes du Sahel — entre décapitation de l’État, retrait russe et retour du « facteur algérien »
En l’espace de quelques jours, la crise malienne a changé de nature. Il ne s’agit plus seulement d’une dégradation sécuritaire chronique, mais d’un événement de rupture : une offensive simultanée sur plusieurs points névralgiques, une désorganisation apparente du commandement , un recul (ou un repli) des alliés russes dans le Nord, et un jeu diplomatique régional qui se recompose à grande vitesse. Au cœur de cette séquence, une donnée structurelle ressurgit : la centralité géopolitique de l’Algérie dans l’architecture sahélienne — non pas par proclamation, mais par contrainte géographique, sécuritaire et diplomatique. Trois jours après les attaques, la situation demeure confuse : les localités clés du Nord et du centre (dont Kidal, Gao, Bourem, Konna, Sévaré, Mopti) auraient basculé ou seraient contestées, tandis que l’exécutif de transition à Bamako donne l’image d’un pouvoir en retrait , parfois muet. Le chef des autorités de transition n’avait pas reparu publiquement à la date évo...