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L'Iran pris entre coups extérieurs et divisions internes : fuites de renseignements et bouleversements dans l'équilibre des pouvoirs

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KPMG publie un guide d’investissement sur l’Algérie et anticipe un PIB à 324 milliards $ en 2026

Un cabinet international de premier plan, KPMG , vient de publier un guide d’investissement consacré à l’Algérie, conçu comme une « porte d’entrée » pour les entreprises étrangères et nationales souhaitant comprendre les conditions d’implantation, les mécanismes de lancement de projets et l’environnement macroéconomique du pays. Au-delà de la dimension pratique (cadre réglementaire, procédures, conditions), le document se distingue par une projection marquante : le produit intérieur brut algérien atteindrait l’équivalent de 324 milliards de dollars en 2026 , soit environ 41 878 milliards de dinars selon les hypothèses retenues (notamment un taux de change officiel de référence autour de 129 DA/USD). Cette estimation, si elle se confirme, matérialiserait une progression sensible par rapport aux niveaux observés en 2025, où le PIB est souvent situé autour de 270 milliards de dollars , plaçant l’Algérie parmi les économies majeures du continent africain. L’annonce a donc une portée qu...

28 février : temporalité stratégique et guerre psychologique

Le déclenchement de l’offensive contre l’Iran, le 28 février , ne relève pas d’un simple alignement opérationnel. Dans la stratégie militaire contemporaine, la date fait partie de la manœuvre : elle structure la narration, conditionne la perception et amplifie l’impact psychologique. Cette échéance précède la fête juive de Pourim , associée dans la tradition biblique à la chute d’un dignitaire perse, et s’inscrit dans une séquence ramadanesque où la mémoire stratégique arabe demeure sensible aux résonances historiques — notamment celle d’ octobre 1973 , souvent invoquée comme repère de bascule. Sans surinterpréter, le message est clair : la symbolique devient un vecteur de guerre cognitive — mobilisation interne, signal externe, pression morale sur l’adversaire. La temporalité agit ainsi comme un multiplicateur d’effets . Nature et architecture de l’opération : une frappe calibrée, pas une campagne totale L’action conjointe des États-Unis et d’Israël, présentée par Tel‑Aviv comme u...

Frontière algéro‑marocaine : vers un durcissement assumé de la doctrine sécuritaire contre les trafics de drogue

Les derniers communiqués du ministère algérien de la Défense nationale (MDN) indiquent une évolution notable dans la manière dont l’Armée nationale populaire (ANP) traite les activités de narcotrafic à la frontière ouest. Les opérations menées fin janvier puis le 27 février dans la région de Béchar et de Béni Ounif semblent dessiner les contours d’une approche plus offensive , centrée sur la neutralisation immédiate des réseaux armés impliqués dans la contrebande de stupéfiants en provenance du Maroc. Une opération significative le 27 février : deux trafiquants marocains « neutralisés » Dans un communiqué daté du 28 février, le MDN annonce que des unités de l’ANP ont « neutralisé » deux passeurs marocains qui tentaient d’introduire 49 kg de kif traité dans la zone de Béni Ounif (3e Région militaire). L’identité de l’un d’eux aurait été établie et son nom communiqué : Ben Doudah Abdelkader . Le choix de révéler une identité complète, rarement mis en avant par le passé, s’inscrit dans...

Gazoduc transsaharien : enjeux stratégiques, menaces marocaines et détermination algérienne

Le projet de gazoduc Algérie–Niger–Nigeria (TSGP) n’est plus seulement une infrastructure destinée à transporter près de  30 milliards de m³ de gaz  nigérian par an vers l’Europe. Il s’est progressivement imposé comme un  instrument de souveraineté , un vecteur d’ intégration africaine et un levier de repositionnement stratégique pour les trois pays impliqués. L’annonce du président Abdelmadjid Tebboune, affirmant que les travaux entreront dans une phase opérationnelle après le mois de Ramadan, confirme que le projet quitte le terrain des intentions pour entrer dans celui de l’exécution. Pour Alger, cet ouvrage représente un  double pari  : consolider son rôle de puissance énergétique régionale, tout en participant à la redéfinition des flux énergétiques africains dans un contexte mondial profondément remodelé par la guerre en Ukraine , la pression européenne sur la diversification de ses sources gazières , et la montée en puissance des logiques de souveraineté...

Dattes algériennes, pesticides marocains : quand la peur sert d’écran de fumée

Pendant le mois sacré du Ramadan, les marchés se remplissent, les habitudes se réveillent… et, parfois, les campagnes de dénigrement aussi. Cette année, un récit revient avec une insistance presque mécanique : celui qui tente de faire passer les dattes algériennes pour un péril sanitaire. Or, derrière l’attaque, ce n’est pas la santé qui parle—c’est la diversion. 1) Le procès sans preuves : une scène plus qu’une enquête Dans certains médias marocains, la datte algérienne est convoquée au tribunal de l’émotion : micro‑trottoirs orientés, insinuations sur des “ pesticides ”, soupçons d’“eaux usées”, accusations jetées sans analyses publiées, sans protocole, sans expertise identifiable. On ne démontre pas : on suggère. On n’étaye pas : on instille. Et l’on sait pourquoi ce moment est choisi—parce que le Ramadan est la saison où l’aliment devient symbole, où l’assiette devient mémoire, et où l’angoisse alimentaire se propage plus vite que la vérité.  L’absurde, ici, n’est pas seulemen...

Boualem Sansal Vs Maâti Monjib — deux poids, deux mesures : la morale comme décor

L’affaire Boualem Sansal n’a jamais été, contrairement à la narration médiatique déployée en France, une grande bataille pour la liberté d’expression. Elle s’est inscrite dans une logique parfaitement assumée de rapport de force avec l’Algérie. L’enjeu n’était ni littéraire, ni moral. La véritable cible n’était pas l’écrivain , mais bien l’État algérien . Sansal n’a été qu’un levier dans une stratégie de pression plus large. 1. Une indignation calibrée : quand les principes deviennent variables L’arrestation de Boualem Sansal à Alger en novembre 2024 déclenche une réaction immédiate : – envolées présidentielles, – communiqués européens, – éditoriaux indignés, – mobilisation médiatique massive. Comme si soudain, Paris redécouvrait l’universalisme des libertés publiques. Pourtant, la synchronie interroge. Au même moment, au Maroc , l’historien Maâti Monjib fait face à : – une interdiction de sortie du territoire, – un harcèlement judiciaire persistant, – le gel de ses comptes bancaires...