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CAF : l’affaire Mosengo‑Omba, une enquête suisse aux lourdes conséquences pour le football africain

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CAN 2025 – Décision du Jury d’Appel de la CAF et précédent de l'affaire Berkane – USMA

La décision du Jury d’Appel de la Confédération africaine de football, consistant à déposséder le Sénégal d’une victoire acquise sur le terrain pour attribuer la Coupe d’Afrique des nations au Maroc sur tapis vert , apparaît — à l’examen — fragilisée par une illégalité manifeste , dépourvue de base juridique convaincante et, dès lors, promise à une annulation nette par le Tribunal arbitral du sport (TAS). Il ne s’agit pas d’un simple désaccord d’interprétation ni d’une appréciation discutable : le raisonnement retenu procède d’une faute de qualification juridique et heurte frontalement les principes cardinaux du droit du sport — légalité, proportionnalité, sécurité juridique et stabilité des compétitions . En persistant dans une telle logique, la CAF prend le risque d’ouvrir une brèche institutionnelle dont les effets pourraient être durables, non seulement sur l’issue d’une compétition, mais sur la crédibilité même de l’ordre sportif continental. 1) Une justification réglementaire...

Panique aux stations-service au Maroc : quand la flambée des carburants révèle la fragilité de l’État énergétique

Au cours des derniers jours, les longues files de voitures devant les stations-service marocaines ont cessé d’être un simple décor de circonstance saisi par les caméras de téléphones. Elles sont devenues un signal d’alarme , révélateur d’une inquiétude collective qui dépasse largement le prix du litre pour poser une question plus fondamentale : le pays dispose-t-il réellement des outils de résilience lorsque surviennent les tempêtes géopolitiques ? Le franchissement de seuils psychologiques par les carburants – entre 13 et 14 dirhams le litre, avec des projections atteignant 15 dirhams – a réveillé chez les citoyens un réflexe de prudence : se ravitailler, stocker ce qui peut l’être, comme pour devancer une épreuve annoncée. En pareilles circonstances, la pompe n’est plus perçue comme un simple point de vente, mais comme un baromètre de la confiance : confiance du consommateur dans sa capacité d’endurance, confiance de l’économie dans ses filets de protection, confiance de la société ...

Guerre contre l’Iran : troisième semaine d’un conflit sans “théorie de la victoire” claire

Entrée dans sa troisième semaine, la guerre américano-israélienne contre l’Iran se déroule sur fond de controverse interne aux États‑Unis et de doute international quant à ses objectifs réels et à son “endgame”. Le problème n’est pas seulement militaire : il est politique et stratégique . Dans les capitales occidentales comme au Congrès américain, une même interrogation revient : qu’est‑ce qui constitue exactement la victoire, et à quel coût ? La multiplication de déclarations contradictoires au sommet de l’exécutif, combinée à l’ampleur des frappes et à l’instabilité régionale, alimente l’idée d’une campagne conduite davantage “au rythme de l’événement” que selon une stratégie cohérente.  Trump et l’ambiguïté stratégique… poussée à l’extrême Les dernières sorties de Donald Trump cristallisent cette impression. D’un côté, le président affirme avoir porté des coups décisifs, parlant d’un Iran quasiment privé de ses moyens militaires ; de l’autre, il refuse d’annoncer un horizon d...

La guerre contre l’Iran : les vrais objectifs que l’on ne dit pas

Dans toute guerre moderne, le récit précède les bombes. Avant que les premiers missiles ne soient tirés, des mois — parfois des années — de construction narrative ont préparé l’opinion publique mondiale à accepter l’inacceptable. La guerre contre l’Iran ne fait pas exception à cette règle. Mais quelque chose, dans ce conflit, résiste à la logique habituelle de la communication de guerre : ni Washington ni Tel-Aviv n’ont jamais formulé clairement, de manière stable et cohérente, leurs objectifs stratégiques et tactiques. Cette absence de clarté, loin d’être un accident ou une maladresse communicationnelle, constitue en elle-même un indice analytique de première importance. Car dans les conflits où les objectifs sont légitimes et assumés, ils sont proclamés haut et fort. On se souvient de la précision avec laquelle la coalition de 1991 avait défini son mandat limité : chasser l’armée irakienne du Koweït, pas davantage. On se souvient aussi de la clarté — certes fondée sur des mensonges —...

Le retour de l’ambassadeur français à Alger : signal diplomatique ou révélateur d’un nouvel ordre mondial ?

Dans les relations entre États, les nominations et les rappels d’ambassadeurs ne sont jamais de simples actes administratifs. Ils constituent, par essence, des instruments de signalisation politique, des marqueurs de l’état réel des relations bilatérales, souvent plus éloquents que les déclarations officielles. C’est précisément dans cette optique qu’il convient de lire l’information rapportée par Jeune Afrique , selon laquelle l’ambassadeur de France en Algérie , Stéphane Romatet , serait sur le point de reprendre ses fonctions à Alger . Si cette information, attribuée à une source anonyme, reste à ce stade invérifiable officiellement, sa portée symbolique et stratégique mérite une analyse approfondie. Elle intervient à un moment où le système international connaît des reconfigurations profondes, et où les relations franco-algériennes se trouvent à un carrefour décisif entre rupture et normalisation. Une relation bilatérale structurellement fragilisée Pour saisir la portée de ce possi...

Le choc stratégique du Maroc : quand l’illusion de la protection occidentale se heurte aux réalités géopolitiques

Depuis plusieurs décennies, le Maroc a fait un choix stratégique clair : arrimer sa doctrine militaire et sécuritaire au système occidental . Rabat a ainsi misé massivement sur l’interopérabilité avec les armées de l’ OTAN , multiplié les accords de coopération militaire avec les États-Unis et les puissances européennes, et, plus récemment, approfondi sa coopération sécuritaire et technologique avec Israël . Cette orientation n’était pas seulement une politique de modernisation militaire. Elle reposait sur une hypothèse stratégique fondamentale : l’intégration dans l’architecture sécuritaire occidentale offrirait au Maroc une forme de protection implicite en cas de crise majeure. Or, les développements géopolitiques récents au Moyen-Orient , notamment les tensions liées à la confrontation avec l’Iran , ont commencé à ébranler cette conviction dans plusieurs capitales de la région. Le précédent du Golfe : des alliances coûteuses mais limitées Les monarchies du Golfe ont investi des ce...