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De Béjaïa à Al-Qods, de Tlemcen à Alger, l'Algérie n'a jamais marchandé sa fidélité à la Oumma

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Le pacte de La Mecque à l'épreuve d'Ansar Allah : une dissuasion qui n'a pas dissuadé

Le 7 août 2026, au palais Al-Safa, Riyad, Ankara et Islamabad proclamaient qu’une attaque contre l’un serait une attaque contre les trois. Six semaines plus tard, l’Arabie saoudite brûle, ses villes du Sud comptent leurs blessés, sa capitale est visée, et le pacte n’a pas été activé. Ankara Riyad Islamabad « une attaque contre l’un est une attaque contre les trois » Ansar Allah Le triangle de La Mecque : une promesse de défense collective restée sans traduction militaire face aux frappes houthies. J’écrivais récemment que l’accord de La Mecque ne serait pas jugé à la guerre qu’il mènerait, mais à celle qu’il aurait contribué à empêcher. Le verdict est tombé plus vite que prévu. Ansar Allah a posé la seule question qui compte pour une alliance défensive : un adversaire croit-il qu’elle se battra ? La réponse des Houthis a été non. Et jusqu’ici, les faits leur donnent raison. Quarante-huit heures Le pre...

L’Algérie annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis

Le 10 septembre 2026, Alger a rompu ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi. Le même jour, à un millier de kilomètres au sud, deux otages européennes retenues depuis plus d'un an étaient libérées au Sahel. Les deux événements ne sont pas liés par un fil de causalité direct — mais ils racontent la même chose. I. Les faits En un communiqué de quelques lignes, le ministère algérien des Affaires étrangères a mis fin à des décennies de relations avec les Émirats arabes unis. Le texte dénonce « la multiplication des agissements provocateurs ou hostiles » d'Abou Dhabi, affirme qu'Alger a fait preuve de « retenue » et multiplié les mises en garde, et conclut que ces agissements « ont atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux États souverains ». L'ambassadeur émirati, convoqué le jour même au siège du ministère, s'est vu notifier un délai de quarante-huit heures. Dans la soirée, le ministère de la Défense nationale a ...

L'Égypte ancienne et la thèse de Cheikh Anta Diop : analyse d'un mythe historiographique

En 1954, le chercheur sénégalais Cheikh Anta Diop publie Nations nègres et culture , un ouvrage fondateur qui affirme que la civilisation pharaonique était une civilisation exclusivement « noire », matricielle de l'ensemble des cultures de l'Afrique subsaharienne. Rédigé dans le contexte de la décolonisation, ce travail visait à restituer à l'Afrique une profondeur historique systématiquement niée par l'historiographie raciste du XIXᵉ siècle. Si le rôle politique de Diop et son apport pour repositionner l'Égypte au cœur de son continent sont aujourd'hui salués, le consensus de la communauté scientifique internationale (égyptologues, linguistes, archéologues et généticiens) qualifie ses thèses de « fantaisistes » et de non scientifiques. Voici l'analyse détaillée des fondements méthodologiques, linguistiques et biologiques qui ont conduit l'histoire moderne à rejeter le modèle afrocentriste diopie...

Égypte : quand la diversification de l’armement devient une fragmentation stratégique

La diversification des fournisseurs d’armement est régulièrement présentée par les autorités égyptiennes comme l’expression d’une autonomie stratégique retrouvée. Le raisonnement paraît cohérent : en achetant simultanément des équipements américains, russes, français, chinois, allemands, sud-coréens ou issus de l’industrie nationale, Le Caire réduirait sa dépendance à l’égard d’un partenaire unique et préserverait sa liberté de manœuvre diplomatique. Cette politique procure effectivement certains avantages. Elle limite la capacité d’un fournisseur à exercer seul une pression sur l’Égypte, permet de négocier de meilleures conditions commerciales et offre des solutions de remplacement en cas d’embargo, de restrictions technologiques ou de détérioration des relations politiques. Mais l’autonomie diplomatique ne se traduit pas automatiquement par une plus grande efficacité militaire. Lorsqu’elle n’est pas accompagnée d’une stratégie industrielle, logistique et doctrinale cohérente, la dive...

Le Sahel : l’Algérie entre dans l’âge de la puissance régionale

Pendant des décennies, la politique étrangère algérienne s’est construite autour d’un socle solide : respect de la souveraineté des États, non-ingérence, refus des interventions militaires extérieures et recherche de solutions politiques aux conflits. Ces principes ont forgé l’identité diplomatique de l’Algérie depuis l’indépendance et lui ont permis d’acquérir une crédibilité particulière sur la scène internationale. Mais la période actuelle marque une rupture historique. Le système international qui avait émergé après la Guerre froide est en pleine recomposition. Les institutions multilatérales sont fragilisées, le droit international est de plus en plus contesté par les rapports de force, et les puissances régionales imposent leurs intérêts sans toujours se soucier des principes qu’elles invoquent publiquement. Dans un tel environnement, une question fondamentale se pose à Alger : Comment défendre ses principes lorsque ses adversaires n’en respectent aucun ? L’Algérie semble aujourd...