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Ambitions expansionnistes marocaines sur le territoire algérien pendant la guerre d'Algérie : Analyse d'un document des services de renseignement français de 1957

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Le Maroc, gendarme rémunéré de l’Europe : anatomie d’une rente migratoire

L’affirmation selon laquelle le Maroc ne jouerait pas le rôle de « gendarme de l’Europe » résiste difficilement à l’examen des faits. Depuis plus d'une décennie, l’Union européenne investit massivement dans le renforcement des capacités marocaines de contrôle des frontières, mobilisant des centaines de millions d’euros au titre de la gestion migratoire, dont une part prépondérante est consacrée aux dispositifs sécuritaires. Ces financements ne relèvent ni du hasard ni de la philanthropie. Ils s’inscrivent dans une stratégie clairement assumée d’externalisation du contrôle migratoire européen, faisant du Maroc l’un des piliers de la politique de containment des flux migratoires aux portes du continent. Rabat est ainsi devenu un partenaire incontournable d’un dispositif dont l’objectif premier est de maintenir la pression migratoire à distance des frontières européennes. À l’opposé, l’Algérie ne bénéficie d’aucun mécanisme comparable. Elle ne perçoit aucun financement européen dédié ...

Ceuta : quand le récit médiatique français éclipse les véritables enjeux de la crise

La crise migratoire de Ceuta constitue bien davantage qu'un simple épisode de pression migratoire aux frontières de l'Europe. Elle s'inscrit au croisement des relations complexes entre le Maroc, l'Espagne et, indirectement, l'Algérie. Pourtant, une partie du traitement médiatique observé en France semble avoir délaissé l'analyse des mécanismes politiques et géopolitiques ayant conduit à cette situation pour concentrer l'attention sur un autre sujet : la supposée responsabilité algérienne. Cette orientation du débat soulève une question fondamentale : pourquoi certains médias ont-ils davantage insisté sur l'origine présumée des migrants que sur les circonstances ayant rendu possible leur arrivée massive à Ceuta ? Une crise avant tout liée aux rapports de force entre Madrid et Rabat L'arrivée massive de migrants à Ceuta ne s'est pas produite dans un vide politique. Cet épisode est intervenu dans un contexte marqué par de fortes tensions diplomatiqu...

Ceuta : la carte migratoire, dernière arme contre Sánchez

Il y a des coïncidences qui, à force de se répéter, cessent d'en être. Ce jeudi 30 juillet, jour de la Fête du Trône au Maroc, plusieurs centaines de migrants ont forcé la frontière de Ceuta à la nage, provoquant au moins neuf morts et contraignant Madrid à dépêcher des renforts militaires. Sur le papier, un fait divers tragique parmi d'autres sur une frontière sous tension depuis le début de l'année. Dans les faits, l'épisode survient exactement dix jours après la visite de Pedro Sánchez à Alger, un déplacement conçu pour solder des années de brouille avec l'Algérie — et perçu à Rabat comme une véritable provocation diplomatique. Je ne crois pas au hasard des calendriers en politique étrangère, encore moins quand il s'agit du Maroc et de la question migratoire. Rabat a démontré par le passé, notamment lors de la crise de 2021, sa capacité à desserrer ou resserrer le robinet migratoire au gré de ses intérêts diplomatiques. Ce n'est pas une hypothèse théoriqu...

Tiznit–Dakhla : la « prouesse » saharienne à l'épreuve des chiffres

Il y a des chantiers qu'on construit avec du bitume, et des chantiers qu'on construit avec des éléments de langage. La voie express Tiznit–Dakhla appartient visiblement aux deux catégories. Présentée par les autorités marocaines comme un « projet historique », symbole d'un Sud enfin désenclavé, elle s'étend sur environ 1 055 kilomètres pour un coût annoncé de 10 milliards de dirhams. Le chiffre est répété, mis en scène, décliné dans la communication officielle comme la preuve d'un volontarisme d'État. Mais un chiffre isolé ne dit jamais tout. Et c'est précisément quand un montant est présenté comme spectaculaire sans être décomposé qu'il mérite d'être interrogé. Le paradoxe du coût « colossal » mais bon marché Ramené au kilomètre, l'investissement représente environ 9,5 millions de dirhams par kilomètre. Pour une infrastructure traversant l'une des régions les plus hostiles du continent, ce ratio est étonnamment bas — bien plus proche du coût...

Algérie-Tunisie : la sécurité n’a pas de frontières idéologiques

Le 27 juillet 2026, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a de nouveau évoqué la sécurité de la Tunisie lors de son entretien périodique avec les médias nationaux, promettant de ne faire preuve d’aucune tolérance envers toute menace terroriste visant le pays voisin. Ces propos, loin d’être une nouveauté dans le discours algérien, ont pourtant déclenché une vague de réactions contrastées à Tunis, entre soutien à une coopération jugée naturelle et critiques y voyant une atteinte à la souveraineté tunisienne. Une polémique disproportionnée Certains commentateurs s’interrogent, non sans une pointe d’ironie forcée : pourquoi le président algérien parle-t-il de la Tunisie ? La question, si elle se veut incisive, trahit surtout une méconnaissance des logiques les plus élémentaires des relations interétatiques. Aucun État ne bâtit sa politique étrangère dans l’ignorance de son environnement géopolitique immédiat, et l’Algérie ne fait pas exception. Contrairement à ce que certaines lecture...

Pourquoi l'ouverture d'un sous-bureau du FBI à Alger est une décision justifiée

Le 20 juillet 2026, l'ambassade des États-Unis à Alger a annoncé l'ouverture d'un sous-bureau de l'attaché juridique du FBI (LEGAT) auprès de sa mission diplomatique. Loin d'être un geste isolé, cette décision s'inscrit dans une séquence cohérente d'événements qui, mis bout à bout, en dessinent la logique et la légitiment. 1. Le calendrier ne doit rien au hasard Un mois à peine sépare deux annonces : le 19 juin 2026, le GAFI (Groupe d'action financière) a retiré l'Algérie de sa liste grise, vingt mois après y avoir été inscrite, à l'issue d'un processus de mise en conformité qui a conduit à la refonte de la loi anti-blanchiment et au renforcement des règles de connaissance client dans le secteur bancaire. Puis, le 20 juillet, le FBI annonce son retour. Cette proximité temporelle n'est pas fortuite : Washington subordonne traditionnellement le redéploiement de capacités d'enquête financière à la certification par les standards internat...