Si le Maroc tentait une intrusion dans les territoires libérés, l'Algérie ne resterait pas spectatrice
Analyse · Sahara occidental Cessez-le-feu : le bouclier tardif d'un Maroc qui redoute l'après-Minurso Cinq jours après avoir célébré la fin de la mission onusienne, Rabat réunit son appareil sécuritaire et se découvre un attachement soudain à une trêve qu'il a lui-même enterrée en 2020. Le lendemain des midterms qui affaiblissent son principal parrain à Washington. Il y a des communiqués qui en disent plus par ce qu'ils taisent que par ce qu'ils affirment. Celui du Cabinet royal marocain du 4 novembre en est un exemple. Cinq jours après avoir célébré la fin de la Minurso comme une « victoire historique », Rabat réunit en urgence la cheffe du gouvernement, le ministre de l'Intérieur, un conseiller du Roi et le commandant de la Zone Sud des FAR. Le mot d'ordre n'est plus la fête, mais la vigilance. Et le cœur du message tient en une phrase : le Maroc reste « fermement attaché au cessez-le-feu ». Un attachement soudain et sélectif C...