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GME : ce que l’Algérie a réellement gagné depuis la fin du transit par le Maroc

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Royal Air Maroc face à une double peine : fermeture de l’espace aérien algérien et explosion des coûts du kérosène

L’évolution récente du transport aérien maghrébin met en lumière deux trajectoires opposées. D’un côté, Air Algérie annonce l’ouverture simultanée de quatre nouvelles lignes internationales vers Berlin, Brazzaville, Conakry et Lagos/Abuja. De l’autre, Royal Air Maroc (RAM), pourtant longtemps considérée comme le principal hub aérien du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, est contrainte de revoir certaines de ses ambitions face à une hausse durable de ses coûts d’exploitation. Cette situation n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte de plusieurs facteurs structurels dont les plus importants sont la fermeture de l’espace aérien algérien aux appareils marocains depuis 2021 et l’augmentation spectaculaire des prix du kérosène observée ces dernières années. La fermeture de l'espace aérien algérien : un choc géographique majeur Depuis septembre 2021, les avions immatriculés au Maroc ne peuvent plus survoler le territoire algérien. Pour Royal Air Maroc, cette décision a profondément mod...

24 août 2021 : la rupture avec le Maroc, ou comment l’Algérie a transformé une crise diplomatique en victoire géopolitique

Le 24 août 2021 constitue sans doute l’un des tournants les plus importants de la politique étrangère algérienne depuis le début du XXIe siècle. Ce jour-là, l’Algérie annonçait officiellement la rupture de ses relations diplomatiques avec le Royaume du Maroc, mettant fin à plusieurs décennies d’une coexistence marquée par des tensions récurrentes, des crises à répétition et une méfiance devenue structurelle. À l’époque, cette décision suscita de nombreuses interrogations. Certains observateurs y voyaient le prélude à une dangereuse escalade régionale. D’autres prédisaient l’isolement diplomatique de l’Algérie ou encore l’échec d’une politique jugée trop risquée. Cinq ans plus tard, le bilan apparaît pourtant radicalement différent. Non seulement l’Algérie a évité la guerre, mais elle a également réussi à consolider sa position stratégique, à renforcer sa souveraineté décisionnelle et à démontrer sa capacité à défendre ses intérêts nationaux sans recourir à la confrontation militaire. P...

Maroc - Espagne : une dépendance énergétique devenue un levier géopolitique majeur

Depuis plusieurs années, le Maroc s’efforce de projeter l’image d’une puissance régionale montante, capable d'attirer les investissements, de développer des infrastructures modernes et de jouer un rôle central en Afrique et en Méditerranée. Pourtant, derrière cette communication ambitieuse se cache une réalité moins connue : la forte dépendance énergétique du Royaume vis-à-vis de l’Espagne. Les révélations de plusieurs médias espagnols publiées en août 2026 mettent en lumière une situation stratégique délicate pour Rabat : une partie significative de son électricité est importée depuis l’Espagne, tandis que la totalité du gaz naturel acheté sur les marchés internationaux transite par des infrastructures espagnoles avant d’atteindre le territoire marocain.  Cette réalité soulève une question fondamentale : comment un pays qui aspire à devenir une puissance régionale peut-il accepter une telle vulnérabilité énergétique ? Une dépendance électrique structurelle Le Maroc et l’Espagne so...

Espagne–Maroc : le spectre de l’erreur de calcul et les limites de la stratégie de pression

La tribune publiée le 18 août 2026 dans El Español par l’analyste militaire et géopolitique espagnol Yago Rodriguez a le mérite de replacer au centre du débat une question rarement abordée sans passion ni postures idéologiques : celle du risque d’escalade involontaire entre l’Espagne et le Maroc. Loin de prédire une guerre imminente, Rodriguez attire l’attention sur un phénomène bien connu des stratèges : les conflits ne naissent pas toujours d’une volonté délibérée de faire la guerre, mais souvent d’une erreur d’appréciation, d’une mauvaise lecture des intentions adverses ou d’une succession d’incidents mal maîtrisés. Le danger n’est pas la guerre, mais la croyance que l’autre ne réagira pas L’argument central développé par l’analyste espagnol repose sur la notion d’« erreur de calcul stratégique ». Dans l’histoire contemporaine, de nombreuses crises ont dégénéré parce qu’un acteur estimait que son adversaire n’oserait pas répondre. Selon Rodriguez, le risque principal réside dans l’...

L'Algérie d'aujourd'hui n'est que la Numidie d'hier : une continuité historique et culturelle

L'idée que l'Algérie contemporaine n'est que la continuité de la Numidie antique repose sur une analyse des racines historiques, culturelles et territoriales partagées. Cet article soutient que, malgré les transformations politiques, sociales et religieuses, l'Algérie moderne conserve des éléments fondamentaux hérités de la Numidie. À travers une exploration des dynamiques historiques, géographiques et identitaires, nous démontrerons comment la Numidie antique demeure une matrice essentielle pour comprendre l'Algérie actuelle. La Numidie, royaume antique des Berbères, occupe une place fondamentale dans l'histoire du Maghreb. Située principalement sur le territoire correspondant à l'Algérie actuelle, elle s'est distinguée par son rôle stratégique entre le monde méditerranéen et l'intérieur africain. Fondée par des figures comme Massinissa, elle a incarné un pouvoir politique et culturel indigène en dialogue avec les grandes puissances de son époque, n...

Manar Slimi, une imposture marocaine

Depuis plusieurs années, Manar Slimi s’illustre par des prises de position particulièrement critiques à l’égard de tout ce qui touche à l’Algérie : son peuple, sa culture, son héritage historique, son patrimoine et son identité. Présenté par ses partisans comme l’un des porte-voix de la pensée dite « ayachite » (*), il est perçu par ses détracteurs comme le relais d’une stratégie de communication visant à ternir l’image de l’Algérie.  Selon ses critiques, aucun registre ne semble écarté dans cette entreprise de dénigrement : interprétations contestées, approximations, polémiques récurrentes, attaques personnelles ou encore recours à des représentations jugées trompeuses. L’objectif poursuivi serait de présenter l’Algérie sous les traits d’un pays en retard sur les dynamiques contemporaines, éloigné de la modernité, de l’innovation et des standards internationaux en matière de libertés publiques et de participation citoyenne.  Cette rhétorique s’inscrit dans un discours plus la...