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Sahara occidental : analyse juridique critique de la position marocaine au regard du droit à l’autodétermination

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Le Su‑34 : l’évolution d’un chasseur‑bombardier russe vers les capacités intercontinentales

Le Su‑34, fleuron de l’aviation de frappe russe, s’impose aujourd’hui comme le chasseur tactique opérationnel ayant la plus longue autonomie au monde , un statut confirmé par plusieurs analyses spécialisées parues en février 2026. Sa capacité à voler sur des distances comparables à celles de certains bombardiers stratégiques lui confère une flexibilité opérationnelle rare, allant de la permanence aérienne prolongée aux missions de pénétration profonde.  Une architecture héritée du Su‑27, optimisée pour l’endurance Conçu à partir du Su‑27 — déjà le chasseur ayant la plus grande autonomie du bloc soviétique — le Su‑34 bénéficie d’un héritage structurel favorable. Plus lourd d’environ 50 %, intégrant davantage de matériaux composites et des moteurs AL‑31FM2 plus efficaces, l’appareil a vu son rayon d’action croître de manière significative. Là où le Su‑27 atteignait 4 000 km de ferry range avec carburant interne, le Su‑34 atteindrait 4 800 à 5 000 km , frôlant déjà la catégorie « inte...

La visite du président Tiani à Alger : un tournant diplomatique et politique pour le Sahel

La visite officielle du général Abdourahamane Tiani à Alger les 15 et 16 février constitue un jalon majeur dans les recompositions diplomatiques sahéliennes. Reçu par le président Abdelmadjid Tebboune , le dirigeant nigérien a, selon Le Monde , assumé un rôle actif dans une médiation destinée à relancer un climat de confiance entre l’Algérie et le Mali , après plusieurs mois de tensions. Un déplacement hautement symbolique Jusqu’ici, le président nigérien n’avait jamais quitté l’Alliance des États du Sahel (AES). Choisir Alger comme première destination hors de ce cadre témoigne d’une volonté claire : repositionner le Niger au centre des équilibres régionaux et appuyer une désescalade entre deux acteurs stratégiques du Sahel. Le Monde souligne que cette initiative s’inscrit dans une démarche concertée avec Bamako, signe d’une volonté d’apaisement partagée. Niamey comme médiateur pragmatique Le Niger, dont les relations sont restées opérationnelles avec Alger comme avec Bamako, s’es...

De la dilapidation rentière à la tentative de redressement : rupture ou continuité ?

Entre 2005 et 2023, près de 1 000 milliards d’euros d’échanges commerciaux ont été réalisés entre l’Algérie et l’Union européenne. Derrière ce chiffre impressionnant se cache un déséquilibre structurel : une économie largement ouverte aux importations, mais peu transformée en profondeur. Pour comprendre cette situation, il faut revenir aux choix opérés durant la présidence de Abdelaziz Bouteflika . I. L’ère Bouteflika : la rente au lieu de la production Les années 2005–2014 ont correspondu à une période d’abondance exceptionnelle grâce aux prix élevés des hydrocarbures. L’Algérie disposait alors de ressources financières considérables, offrant une opportunité historique de : Construire une industrie nationale compétitive Diversifier les exportations hors hydrocarbures Investir massivement dans la technologie et l’innovation Structurer un tissu solide de PME productives Or, au lieu d’un basculement vers une économie productive, le pays s’est installé dans un modèle fondé sur l’importati...

Jingdong Steel à M’sila : un investissement structurant qui redéfinit les ambitions sidérurgiques de l’Algérie

L'annonce par l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) de l’avancement du projet sidérurgique du groupe chinois Jingdong Steel constitue un signal fort : l’ industrialisation lourde revient au cœur de la stratégie économique algérienne, cette fois portée par des investissements concrets, visibles et suivis. Selon les dernières communications de l’AAPI, le chantier de l’usine implantée dans la zone industrielle de Draâ El Hadja atteint désormais environ 60 % d’avancement. Cet investissement de 500 millions de dollars, l’un des plus importants dans le secteur industriel hors hydrocarbures de ces dernières années, reflète non seulement la montée en puissance du partenariat algéro-chinois , mais aussi la volonté d’installer durablement l’Algérie dans les chaînes de valeur de la sidérurgie régionale . 1. Une implantation stratégique au cœur de la wilaya de M’sila Le projet repose sur une assiette foncière de 36 hectares, attribuée au groupe chinois dans la zone ind...

L’acquisition du Su‑57E par l’Algérie : un tournant stratégique qui recompose l’équilibre des forces au Maghreb

L’acquisition par l’Algérie du Su‑57E russe , l’un des chasseurs de cinquième génération les plus avancés au monde, marque une évolution majeure dans le paysage militaire régional. Souvent comparé au F‑35 américain pour sa furtivité et ses capacités de combat avancées, l’entrée de cet appareil en service en Algérie représente un saut technologique significatif aux conséquences stratégiques profondes pour le Maghreb. Une percée technologique aux répercussions régionales En intégrant le Su‑57E à son arsenal, l’Algérie devient le premier pays arabe et africain à déployer un chasseur de cinquième génération. Les images circulant en ligne, suivies d’une confirmation officielle d’une commande estimée à une douzaine d’appareils, renforcent l’analyse des experts selon laquelle l’Algérie s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à : renforcer sa posture de dissuasion, maintenir un avantage qualitatif dans son voisinage, consolider son autonomie stratégique grâce à des partenariats de d...

Quand le récit marocain déraille : décryptage de l’intox autour de la visite de Laurent Nuñez à Alger

La couverture proposée par Hespress à propos de la visite du ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez en Algérie relève moins d’une analyse politique que d’une recomposition d’un récit préexistant : celui qui consiste à projeter des tensions régionales sur l’Algérie et à interpréter tout mouvement diplomatique algérien à travers le prisme de “l’isolement” ou de la “dépendance”. Le procédé est connu : on part d’une conclusion (l’Algérie serait contrainte), puis on sélectionne les éléments qui l’illustrent, en reléguant au second plan le contexte réel — régional, sécuritaire, interne à la France — qui explique la logique de cette séquence. Or, dans les relations internationales, les gestes dits “techniques” sont souvent les plus politiques : ils permettent de reprendre langue sans proclamer une réconciliation totale, de rouvrir des canaux sans s’exposer à des coûts symboliques, et de tester la viabilité d’un apaisement. C’est précisément pour cela que la lecture “psychologique...