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Vers un choc énergétique au Maroc ? La dépendance au GNL américain et le risque d'un blocage espagnol

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Israël : le grand bénéficiaire stratégique de la guerre sur l'Iran

Le Proche-Orient est, une fois encore, au bord de l'embrasement. Derrière le fracas des armes, les colonnes de fumée et les condamnations diplomatiques de façade, une question s'impose avec une acuité particulière : à qui profite réellement cette instabilité chronique ? Loin des récits simplistes qui opposent le « Bien » au « Mal », l'analyse géopolitique révèle un jeu d'intérêts complexes où certains acteurs tirent profit — parfois cyniquement — de la perpétuation du conflit. Cet article s'attache à décrypter les bénéficiaires réels de l'escalade régionale : Israël et sa rente sécuritaire, les États-Unis et leur stratégie de présence par procuration, mais aussi les dynamiques plus larges d'un ordre international en déliquescence, où le retour du droit du plus fort menace paradoxalement d'accélérer la prolifération nucléaire mondiale. I. Israël : le grand bénéficiaire stratégique 1.1 Torpiller la normalisation irano-arabe Depuis plusieurs années, un phén...

Guerre en Iran — la fiction marocaine de la “guerre décisive” : propagande d’un monde imaginaire

Depuis le début de l’escalade militaire opposant l’Iran à l’axe États‑Unis/Israël, certains médias marocains cherchent à “marocaniser” l’événement : l’inscrire dans une narration nationale, le présenter comme une bascule stratégique qui confirmerait les choix de Rabat, voire comme une séquence dont le Maroc sortirait gagnant. Cette mise en scène a un défaut majeur :  elle confond le besoin de récit avec la réalité des rapports de force . Or,  la guerre en Iran n’a, structurellement, rien à voir avec le Maroc . Et affirmer le contraire revient moins à éclairer le public qu’à le détourner des véritables enjeux : l’économie, la sécurité énergétique, la stabilité régionale, et les coûts indirects d’une confrontation qui se joue ailleurs — et sans Rabat à la table. 1) Le mirage d’une “guerre décisive” qui redessinerait tout… jusqu’au Maroc Le premier ressort rhétorique consiste à présenter l’offensive comme une “guerre finale”, un coup de force censé “clore le dossier iranien”. Mai...

L'Iran pris entre coups extérieurs et divisions internes : fuites de renseignements et bouleversements dans l'équilibre des pouvoirs

L’Iran traverse aujourd’hui un moment d’une extrême complexité, non seulement en raison des frappes militaires directes ou des menaces extérieures auxquelles elle fait face, mais aussi à cause de ce que ces évolutions révèlent en termes de fragilité sécuritaire interne et d’ampleur des infiltrations qui touchent le cœur même de ses institutions sensibles. Le thème de la «  pénétration renseignementielle  » est devenu central dans l’évaluation de la situation iranienne, après une série d’opérations ayant visé des personnalités politiques, religieuses et militaires de premier plan à l’intérieur du pays. Selon plusieurs estimations, des services occidentaux et israéliens auraient réussi à constituer des réseaux actifs capables d’atteindre des zones de très haute sensibilité. Intensification des frappes et évolution du langage politique À mesure que les frappes se multiplient sur des sites situés à Téhéran et dans d’autres villes, un discours plus agressif se développe simultanément du côt...

KPMG publie un guide d’investissement sur l’Algérie et anticipe un PIB à 324 milliards $ en 2026

Un cabinet international de premier plan, KPMG , vient de publier un guide d’investissement consacré à l’Algérie, conçu comme une « porte d’entrée » pour les entreprises étrangères et nationales souhaitant comprendre les conditions d’implantation, les mécanismes de lancement de projets et l’environnement macroéconomique du pays. Au-delà de la dimension pratique (cadre réglementaire, procédures, conditions), le document se distingue par une projection marquante : le produit intérieur brut algérien atteindrait l’équivalent de 324 milliards de dollars en 2026 , soit environ 41 878 milliards de dinars selon les hypothèses retenues (notamment un taux de change officiel de référence autour de 129 DA/USD). Cette estimation, si elle se confirme, matérialiserait une progression sensible par rapport aux niveaux observés en 2025, où le PIB est souvent situé autour de 270 milliards de dollars , plaçant l’Algérie parmi les économies majeures du continent africain. L’annonce a donc une portée qu...