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Jingdong Steel à M’sila : un investissement structurant qui redéfinit les ambitions sidérurgiques de l’Algérie

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L’acquisition du Su‑57E par l’Algérie : un tournant stratégique qui recompose l’équilibre des forces au Maghreb

L’acquisition par l’Algérie du Su‑57E russe , l’un des chasseurs de cinquième génération les plus avancés au monde, marque une évolution majeure dans le paysage militaire régional. Souvent comparé au F‑35 américain pour sa furtivité et ses capacités de combat avancées, l’entrée de cet appareil en service en Algérie représente un saut technologique significatif aux conséquences stratégiques profondes pour le Maghreb. Une percée technologique aux répercussions régionales En intégrant le Su‑57E à son arsenal, l’Algérie devient le premier pays arabe et africain à déployer un chasseur de cinquième génération. Les images circulant en ligne, suivies d’une confirmation officielle d’une commande estimée à une douzaine d’appareils, renforcent l’analyse des experts selon laquelle l’Algérie s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à : renforcer sa posture de dissuasion, maintenir un avantage qualitatif dans son voisinage, consolider son autonomie stratégique grâce à des partenariats de d...

Quand le récit marocain déraille : décryptage de l’intox autour de la visite de Laurent Nuñez à Alger

La couverture proposée par Hespress à propos de la visite du ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez en Algérie relève moins d’une analyse politique que d’une recomposition d’un récit préexistant : celui qui consiste à projeter des tensions régionales sur l’Algérie et à interpréter tout mouvement diplomatique algérien à travers le prisme de “l’isolement” ou de la “dépendance”. Le procédé est connu : on part d’une conclusion (l’Algérie serait contrainte), puis on sélectionne les éléments qui l’illustrent, en reléguant au second plan le contexte réel — régional, sécuritaire, interne à la France — qui explique la logique de cette séquence. Or, dans les relations internationales, les gestes dits “techniques” sont souvent les plus politiques : ils permettent de reprendre langue sans proclamer une réconciliation totale, de rouvrir des canaux sans s’exposer à des coûts symboliques, et de tester la viabilité d’un apaisement. C’est précisément pour cela que la lecture “psychologique...

Visite de Laurent Nuñez en Algérie : dégel sécuritaire, recomposition politique ou simple gestion de crise ?

La visite à Alger, à la mi-février, du ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez a été largement présentée par les médias français comme un déplacement technique et sécuritaire , destiné à retendre des liens opérationnels après une longue séquence de crispations diplomatiques. Dans un contexte décrit comme la période la plus tendue depuis des années , l’événement a surtout été interprété comme une tentative de désescalade : réactiver les canaux, rétablir un minimum de confiance fonctionnelle, et reprendre des dossiers concrets restés en suspens. Mais réduire cette visite à une simple “parenthèse technique” serait trompeur. En réalité, l’option sécuritaire est souvent, dans les relations franco-algériennes, le chemin le plus court vers une normalisation partielle : elle permet d’avancer sans se heurter frontalement aux sujets hautement inflammables (mémoire, symboles, opinions publiques, agendas intérieurs). Autrement dit, le technique sert d’écran protecteur au politique : on ...

Quand le bruit médiatique étouffe la diplomatie : Paris–Alger entre « récit télévisuel » et réarmement sécuritaire

Avant même que ne s’ouvrent les échanges entre Laurent Nuñez, les responsables sécuritaires qui l’accompagnaient et leurs interlocuteurs algériens, une partie des plateaux parisiens avait déjà rendu son verdict : échec annoncé . Ce réflexe — prononcer la sentence avant même d’avoir la matière — ne dit pas grand-chose de la négociation réelle ; il dit beaucoup, en revanche, de la logique d’un écosystème médiatique qui privilégie la dramaturgie à l’analyse, l’immédiat au structurel, l’affrontement au mécanisme. Pendant la visite, peu d’éléments concrets ont filtré. Et faute de substance, le commentaire s’est rabattu sur ses repères habituels : les OQTF , encore et toujours. Là, le récit est prêt, calibré, recyclable : l’Algérie « refuserait » de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière. En réalité, l’enjeu est un millefeuille : identification consulaire, vérifications, procédures, contentieux, séquences politiques, et surtout, gestion souveraine des gestes réciproques. Or, ...

En une semaine, l’Algérie efface dix ans de mirages marocains en Afrique

Depuis son retour au sein de l’Union africaine, le Maroc a multiplié les annonces grandiloquentes censées illustrer une ambition panafricaine renouvelée. Pourtant, ces projets, souvent présentés comme des moteurs d’intégration sud‑sud, peinent à dépasser le stade de la communication et finissent par se ressembler dans leur absence de concrétisation. Parmi ces initiatives figurent notamment : – la promesse de construire une capitale pour le Sud‑Soudan ; – le projet de gazoduc Nigeria–Maroc ; – un corridor d’accès à l’Atlantique destiné aux pays du Sahel ; – ou encore un câble électrique censé relier le Maroc au Royaume‑Uni, alors même que le pays demeure structurellement dépendant des importations d’électricité espagnole. Dans ce contexte, l’annonce par le président Tebboune du lancement effectif des travaux du gazoduc Algérie–Niger–Nigeria, en territoire nigérien, marque un tournant majeur et réduit considérablement la portée du projet concurrent porté par Rabat. La visite du général T...

Gazoduc Transsaharien : l’Algérie verrouille le dossier, le projet Nigeria–Maroc s’efface

L’annonce faite par Abdelmadjid Tebboune concernant le lancement effectif du gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger constitue un tournant stratégique majeur dans la géopolitique énergétique du continent. En précisant que les travaux sur le territoire nigérien débuteront dès la fin du mois de Ramadan, le chef de l’État adresse un signal sans ambiguïté : le projet concurrent Nigeria–Maroc appartient désormais au passé. Il convient de rappeler que l’Algérie a déjà achevé la partie du tracé située sur son territoire, menant l’infrastructure jusqu’à la frontière nigérienne, au niveau d’In Guezzam, démontrant ainsi sa préparation et sa détermination à concrétiser ce corridor énergétique d’envergure. Un signal politique fort L’annonce présidentielle n’est pas une déclaration technique parmi d’autres. Elle intervient dans un contexte de recomposition énergétique mondiale, où l’Europe cherche des alternatives fiables au gaz russe et où les routes énergétiques devi...