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Le jour où l'Algérie a tenu le Makhzen au bout de ses missiles Iskander-E

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Si le Maroc tentait une intrusion dans les territoires libérés, l'Algérie ne resterait pas spectatrice

Analyse · Sahara occidental Cessez-le-feu : le bouclier tardif d'un Maroc qui redoute l'après-Minurso Cinq jours après avoir célébré la fin de la mission onusienne, Rabat réunit son appareil sécuritaire et se découvre un attachement soudain à une trêve qu'il a lui-même enterrée en 2020. Le lendemain des midterms qui affaiblissent son principal parrain à Washington. Il y a des communiqués qui en disent plus par ce qu'ils taisent que par ce qu'ils affirment. Celui du Cabinet royal marocain du 4 novembre en est un exemple. Cinq jours après avoir célébré la fin de la Minurso comme une « victoire historique », Rabat réunit en urgence la cheffe du gouvernement, le ministre de l'Intérieur, un conseiller du Roi et le commandant de la Zone Sud des FAR. Le mot d'ordre n'est plus la fête, mais la vigilance. Et le cœur du message tient en une phrase : le Maroc reste « fermement attaché au cessez-le-feu ». Un attachement soudain et sélectif C...

Le mur de la honte au Sahara occidental : quand le mur empiète sur le territoire mauritanien

Analyse géopolitique · Sahara occidental Le mur de la honte au Sahara occidental, Bir Moghrein et le silence de Nouakchott Par Belgacem Merbah · 4 novembre 2026 Nouakchott demande aujourd'hui que les frontières du Sahara occidental soient fixées « de manière définitive ». Pourtant, depuis près de quarante ans, un mur militaire marocain mord sur son propre territoire au nord de Bir Moghrein, sans qu'aucune revendication officielle ne soit formulée. Ce silence n'est pas un oubli : c'est une stratégie. Lors des discussions menées sous l'égide de l'ONU au premier trimestre 2026, la Mauritanie a proposé la création d'une commission chargée de clarifier les frontières internationales « définitives et permanentes » du territoire. L'initiative a surpris. Elle a surtout été lue à travers le prisme de Lagouira et de Nouadhibou, au sud-ouest. Mais elle soulève une question plus dérangeante, que peu de commentateurs osent poser. Comme...

Midterms 2026 : la défaite de Trump et ses lourdes conséquences sur le Maroc

Géopolitique · Sahara occidental Midterms 2026 : la gifle de Trump, le piège de la fin de la MINURSO et l'heure de vérité pour le Makhzen Rabat a fêté la fin de la mission onusienne comme une victoire. Privé de son protecteur au Congrès et désormais seul face à un conflit sans arbitre, le Maroc pourrait bien découvrir qu'il a gagné une bataille de procédure pour perdre sa sécurité. Par Belgacem Merbah · 4 novembre 2026 L e verdict des urnes américaines est sans appel. Le 3 novembre 2026, le parti de Donald Trump a perdu le contrôle des deux chambres du Congrès et cédé 25 sièges à la Chambre des représentants, jusque dans ses bastions. Annoncée par les instituts, la vague démocrate s'est bel et bien produite. Et à des milliers de kilomètres de Washington, c'est à Rabat que l'onde de choc se fait le plus durement sentir. Depuis 2024, le Makhzen avait tout misé sur un seul homme. La presse marocaine présentait le retour de Trump, adossé à un Congrès républ...

Fin de la MINURSO : pourquoi l'Algérie exprime-t-elle ses regrets ?

Éditorial · Sahara occidental Le regret de l'Algérie n'est pas une défaite : c'est un avertissement À ceux qui, à Rabat, raillent le communiqué d'Alger sur la fin de la MINURSO : vous n'avez rien compris, ou vous feignez de ne pas comprendre. Par Belgacem Merbah  ·  Novembre 2026 I ls ont sabré le champagne. Le 30 octobre au soir, à peine le mandat de la MINURSO arrivé à son terme, le Cabinet royal marocain saluait l'événement et sommait la mission de plier bagage. Dans la foulée, une presse docile s'est mise à commenter, ligne par ligne, le communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères. Le « profond regret » exprimé par Alger y est devenu un aveu de défaite, une capitulation, la preuve d'un isolement. On a ri, beaucoup ri, dans les rédactions de Rabat et de Casablanca. Qu'ils rient. L'histoire de ce dossier enseigne que ceux qui rient les premiers ne sont pas toujours ceux qui rient les derniers. Une ...

L'Algérie face à la tentation de la troisième erreur

Analyse · Sahara occidental Après le départ de la MINURSO, Alger ne peut plus se permettre de répéter les choix qui ont, par deux fois, affaibli la cause sahraouie. Par Belgacem Merbah  ·  Novembre 2026 D ans la nuit du 30 au 31 octobre 2026, le Conseil de sécurité des Nations unies a vécu une séance inédite. Deux projets de résolution sur la MINURSO ont été rejetés coup sur coup : le texte américain, qui rebaptisait la mission et consacrait l'autonomie sous souveraineté marocaine comme seule base de négociation, a été bloqué par le veto russe malgré onze voix favorables ; le contre-projet russe, qui proposait une simple prorogation d'un an, a été bloqué à son tour par le veto américain. Après plus de trente-cinq ans de présence, la mission onusienne chargée de surveiller le cessez-le-feu et d'organiser le référendum d'autodétermination a cessé ses opérations le 31 octobre à minuit. Rabat n'a pas caché sa satisfaction. Le Cabinet royal a aussit...

Omar Hilale, la Palestine et le miroir brisé du Makhzen

Tribune · Palestine · Sahara occidental Le 30 octobre 2026, l'ambassadeur marocain a cru pouvoir donner à l'Algérie des leçons de solidarité palestinienne. Il n'a fait que révéler l'abîme qui sépare le peuple marocain de son propre État. Par Belgacem Merbah · 2 novembre 2026 Une tirade qui se retourne contre son auteur Ce vendredi 30 octobre, le Conseil de sécurité devait statuer sur l'avenir de la MINURSO. Le projet américain, porté à bout de bras par Rabat, prétendait rayer de son nom le mot « référendum ». Il a été bloqué par le veto russe, et la mission n'a pas été renouvelée. Une défaite cuisante pour la diplomatie marocaine. Pris de court, Omar Hilale a pris la parole sans y être inscrit. Face à Amar Bendjama, qui avait rappelé le parallèle évident entre la Palestine et le Sahara occidental, il a qualifié la comparaison de « honteuse ». Puis il a sorti son argument massue : au Maroc, il y aurait « des manifestations chaque semaine en faveur ...