Ksar Ich après El Arja et Oued Zelmou : quand un bornage inachevé croise la lutte anti-trafics le long de la frontière algéro-marocaine
Par-delà les palmeraies silencieuses et les oueds aux noms disputés, la frontière algéro-marocaine demeure l’un des lieux où l’Histoire, le droit et la sécurité s’entrecroisent avec le plus de rudesse. Ksar Ich , après El Arja et Oued Zelmou , n’est pas un accident : c’est un symptôme. Celui d’une ligne héritée, reconnue juridiquement, mais inachevée matériellement ; celui aussi d’un front discret mais constant contre les trafics transfrontaliers qui minent la souveraineté et menacent la stabilité régionale. Un épisode frontalier chargé de symboles Les événements rapportés début février 2026 dans le secteur de Ksar Ich, à la lisière de Figuig , ont immédiatement réveillé les mémoires. Pose de repères, enlèvement de clôtures, tirs aériens nocturnes : la séquence, relayée essentiellement par des médias marocains, a été décrite comme une « provocation ». Côté algérien, aucun communiqué politique tonitruant, aucune surenchère verbale. Seulement une constante : la sécurisation de la...