Accéder au contenu principal

Articles

Je refuse les amalgames et les accusations infâmes

Articles récents

La méthode Coué, c'est Paris qui la pratique — l'Algérie, elle, avance en position de force

Un entretien accordé par l'ambassadeur de France à Alger a suffi à faire sortir de leurs gonds certains éditorialistes parisiens. Qu'un diplomate français choisisse de s'exprimer sur un média algérien, qu'il évoque le rétablissement des flux de visas, qu'il termine son propos par un « Allez les Bleus » plutôt que par une nouvelle mise en accusation d'Alger : voilà qui suffit désormais à déclencher, à Paris, des accusations de « courbette ». Cette nervosité en dit long. Elle révèle surtout qui, dans cette relation, a réellement besoin de l'autre. Une Algérie qui n'a rien à quémander Contrairement au récit que certains médias français aiment entretenir, l'Algérie n'est pas assise en position de demandeuse dans cette relation. Le pays s'est imposé comme le premier fournisseur africain de gaz naturel de l'Union européenne, un statut confirmé mois après mois en 2026, porté par des hausses continues de livraisons vers l'Espagne et l'Ita...

Le Maroc, Pegasus et l’Europe : anatomie d’une guerre de l’ombre numérique

Cinq ans après le séisme du « Projet Pegasus », une nouvelle salve de révélations, publiée le 16 juillet 2026 par Haaretz en partenariat avec un consortium international incluant Le Monde, Forbidden Stories, El Confidencial, Die Zeit et The Guardian, vient rappeler que l’affaire du logiciel espion israélien n’a jamais été véritablement soldée. Cette fois, le récit s’appuie sur un témoin de l’intérieur : un ancien agent des services marocains, présenté sous le pseudonyme « Safir », dont les déclarations ont été corroborées par des documents internes, des courriels et les données forensiques déjà analysées par le laboratoire de sécurité d’Amnesty International. Le tableau qui se dessine dépasse largement le simple contentieux diplomatique franco-marocain de 2021. Il dessine les contours d’un système structuré : un département dédié au sein de la DGST (la Direction générale de la surveillance du territoire, principal service de renseignement intérieur marocain), doté de son propre chef, c...

Lecornu à Rabat : la France ne change pas de position, elle assume enfin ce qu’elle fait depuis cinquante ans

Les déclarations du Premier ministre français Sébastien Lecornu à Rabat ont été présentées comme un tournant majeur dans la politique française au Sahara occidental. En affirmant que la position de la France est désormais « intangible » et que Paris se tient aux côtés du Maroc « loyalement et fidèlement », la France a effectivement franchi une étape supplémentaire dans son soutien à Rabat.  Pourtant, derrière l’agitation médiatique, une réalité demeure : ce repositionnement français n’a rien de véritablement nouveau. La France n’a pas choisi aujourd’hui son camp. Elle l’a choisi il y a près d’un demi-siècle. Le Sahara occidental : une question de décolonisation, pas un différend régional Avant toute chose, il convient de rappeler un élément fondamental souvent occulté dans le débat public occidental : le Sahara occidental n’est pas un simple différend régional entre l’Algérie et le Maroc. Pour l’ONU, le territoire demeure inscrit sur la liste des territoires non autonomes et relève...

Tizi Ouzou, MAK et infiltrations étrangères : quand les alertes ignorées deviennent des réalités sécuritaires

Le démantèlement, dans la wilaya de Tizi Ouzou, d’un groupe criminel appartenant au mouvement terroriste MAK n’est pas un simple fait divers sécuritaire. C’est un signal d’alarme. Un signal grave, brutal, implacable, qui vient rappeler que les menaces contre l’Algérie ne relèvent ni du fantasme, ni de l’exagération, ni de la rhétorique patriotique que certains aiment caricaturer. Selon le communiqué du ministère de la Défense nationale publié le lundi 13 juillet, les services centraux de la sûreté de l’Armée ont procédé, grâce à une exploitation efficace du renseignement, au démantèlement d’un groupe composé de six individus affiliés au MAK. Parmi eux, quatre ressortissants marocains en situation irrégulière sur le territoire national. Ce détail n’est pas anodin. Il est même central. Car il pose une question que beaucoup refusent d’affronter frontalement : comment des ressortissants étrangers en situation irrégulière peuvent-ils se retrouver impliqués, selon les autorités, dans une str...

Romain Molina et le football algérien : quand la crise ouvre un boulevard au sensationnel médiatique

Dans le sillage de la Coupe du monde 2026, que l’Algérie a quittée prématurément après une élimination en seizième de finale face à la Suisse, le football national s’est retrouvé plongé dans une zone de turbulences. Déception sportive, colère populaire, interrogations sur la gouvernance, critiques visant la Fédération algérienne de football, remise en cause de certains choix techniques : tous les ingrédients étaient réunis pour alimenter un climat de frustration et de suspicion. C’est précisément dans ce contexte inflammable que Romain Molina s’est réinstallé au centre de l’attention médiatique algérienne. Le journaliste français, connu pour ses enquêtes et ses prises de parole sur les coulisses du sport, a multiplié les vidéos autour de la sélection algérienne, de la Fédération et de supposées dérives internes. Présentées comme des révélations, ses interventions ont rapidement suscité un large écho auprès d’un public algérien désabusé, en quête de réponses après l’échec des Verts. Mai...

Terrorisme au Sahel : la propagande marocaine accuse l’Algérie mais oublie les routes de la drogue

L’article marocain d'Assahifa qui tente de présenter l’Algérie comme un facteur d’instabilité au Sahel relève moins de l’analyse sécuritaire que de la propagande politique. Sous prétexte de commenter le démantèlement d’une cellule liée à Daech au Maroc, il construit un récit orienté : le terrorisme sahélien serait alimenté par le séparatisme, le séparatisme serait entretenu par l’Algérie, et l’Europe devrait donc considérer Rabat comme son principal rempart sécuritaire. Cette construction est séduisante pour une communication d’État, mais elle ne résiste ni aux faits, ni aux données internationales, ni à l’histoire récente de la région. La première faiblesse de cet article est méthodologique. Il part d’un fait sécuritaire — une opération antiterroriste menée au Maroc — pour glisser progressivement vers une accusation géopolitique contre l’Algérie. Or aucune preuve opérationnelle directe n’est apportée pour relier cette cellule au territoire algérien, aux institutions algériennes o...