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Incendies de Jijel : l'heure de l'unité nationale, le temps du bilan viendra

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Éclats de tirs à Niamey et jeu d'influences au Sahel : la piste émiratie au cœur des tensions

NIAMEY — Dans la nuit de vendredi à samedi, la capitale nigérienne a été le théâtre de violents affrontements. Des tirs à l'arme lourde, des détonations et des échanges à l'arme automatique ont retenti aux abords de sites hautement stratégiques, notamment le palais présidentiel et l'aéroport international Diori-Hamani (abritant la base aérienne 101). Alors que ces événements sont qualifiés par plusieurs sources de tentatives de coup d'État ou de mutinerie au sein des forces armées face à la garde présidentielle du général Abdourahamane Tiani, les regards des analystes géopolitiques se tournent désormais vers les facteurs d'instabilité régionaux et leurs parrains extérieurs. Une fracture militaire et un théâtre régional sous tension L'ampleur des affrontements à Niamey et l'implication présumée d'unités militaires régulières dépassent le cadre des simples incursions terroristes observées ces derniers mois dans la région de Tillabéri. Si les autorités nigé...

Le nouveau missile balistique russe Iskander-1000 à portée étendue réalise son tout premier essai en conditions de combat

Selon les renseignements ukrainiens, la Russie aurait utilisé pour la première fois au combat une nouvelle version améliorée de son missile balistique Iskander, désignée provisoirement Iskander-1000 . D’après la Direction générale du renseignement ukrainien (GUR), ce missile aurait frappé une cible à Kiev le 27 août. Le missile employé, identifié comme le 9M723-2 , serait une évolution du 9M723-1 utilisé par le système Iskander-M. Sa principale amélioration résiderait dans son allongement de portée , qui passerait d’environ 500 kilomètres à près de 1 000 kilomètres. Selon les sources ukrainiennes, cette augmentation aurait été obtenue grâce à un moteur plus puissant et de plus grande taille, nécessitant également une modification du tube de lancement. Des informations circulant depuis le début de l’année 2025 indiquaient déjà que la Russie se préparait à lancer la production en série de ce nouveau missile. Les premiers indices de son développement étaient apparus en mai 2024 à l’occas...

Conquête d’Al-Andalus : comment le Maroc s’est approprié une histoire qui précède sa propre existence ?

L’Histoire ne se négocie pas avec les mythes chauvinistes marocains ; elle s’écrit avec les faits, les dates et la géographie. Alors que des récits modernes tentent de s'approprier l’épopée glorieuse de la conquête de la péninsule Ibérique en 711, une analyse rigoureuse de la chronologie et de la sociologie politique du Maghreb détruit l'anachronisme d’une participation du Maroc actuel à cet événement fondateur. La réalité historique est sans équivoque : l'armée qui franchit le détroit de Gibraltar en 711 était commandée par Tariq ibn Ziyad, un chef issu du Maghreb central, correspondant en grande partie à l'Algérie actuelle, et combattait sous l'étendard de l'Empire omeyyade. À cette époque, les terres de l'actuel Maroc ne connaissaient pas encore Fès, la plus ancienne grande ville de l'État marocain contemporain, dont la fondation n'interviendra que plusieurs décennies plus tard. Près de 80 à 100 ans séparent en effet la conquête d'al-Andalus d...

Le Mythe du Soutien Marocain à la Révolution Algérienne : Une Histoire de Calculs et d’Opportunisme

L’histoire des relations entre le Maroc et la Révolution algérienne est souvent déformée par une propagande soigneusement entretenue par le régime marocain. Cette version des faits présente Mohamed V comme un allié indéfectible du peuple algérien dans sa lutte pour l’indépendance. Pourtant, une analyse minutieuse des événements démontre que ce soutien n’était ni désintéressé, ni motivé par une réelle solidarité. Il s’agissait avant tout d’un levier diplomatique visant à consolider le pouvoir du souverain marocain et à servir les ambitions territoriales du royaume chérifien. 1. Un Soutien Dicté par des Intérêts Stratégiques Lorsque la Guerre d’Algérie éclate en 1954, le Maroc, fraîchement indépendant depuis 1956, se trouve dans une position délicate. Mohamed V cherche à asseoir son autorité dans un pays encore fragile, marqué par des tensions internes et des incertitudes quant à son avenir politique. Dans ce contexte, le soutien à la lutte algérienne contre la France devient un outil...

Amgala 1976 : Quand l’Algérie fit face à la trahison marocaine

En novembre 1975, à la suite du retrait de l’Espagne du Sahara occidental, le territoire entre dans une nouvelle phase de son histoire. Les accords conclus entre le Maroc et la Mauritanie suscitent alors une vive contestation de la part du Front Polisario, qui revendique le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux principes défendus dans les enceintes internationales. Les mois qui suivent sont marqués par une profonde crise humanitaire. De nombreux civils quittent leurs lieux de résidence pour échapper aux combats, donnant naissance à d’importants mouvements de population à travers les régions désertiques. Les témoignages de l’époque évoquent des conditions de vie particulièrement difficiles, marquées par l’insécurité, le manque de ressources et les conséquences humaines du conflit. Face à cette situation, l’Algérie apporte son soutien aux populations sahraouies déplacées, dans le prolongement de sa politique traditionnelle de soutien aux mouvements de libération...

Guerre des Sables de 1963 : l’Algérie à peine libérée, déjà contrainte de défendre son intégrité territoriale

À l’été 1962, lorsque les armes de la Révolution algérienne se turent enfin, ce ne fut pas seulement une guerre qui s’acheva. Ce fut une nation que l’on croyait effacée de l’Histoire qui se releva, souveraine, digne et victorieuse. Après cent trente-deux années de colonisation, de dépossession et de résistance, le peuple algérien retrouvait sa liberté au prix d’un sacrifice immense, inscrit à jamais dans la mémoire nationale. L’Algérie indépendante ne disposait alors ni du répit nécessaire pour panser ses blessures ni du temps indispensable pour reconstruire ses institutions. Tout était à rebâtir : l’administration, l’économie, les infrastructures, l’école, l’armée et, plus encore, la confiance d’un peuple profondément meurtri. Les familles attendaient encore le retour des combattants, des prisonniers et des exilés. Les villages comptaient leurs morts. Les veuves et les orphelins portaient silencieusement les stigmates d’une guerre qui avait traversé chaque foyer. Mais à peine quinze m...