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Réconciliation avec le Maroc : pourquoi elle est impossible et n'est pas d'actualité

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Sahara occidental : la leçon de géostratégie que Washington vient d'administrer à Rabat

Sahara occidental : la leçon de géostratégie que Washington vient d'administrer à Rabat Quatre constats, formulés d'une voix mesurée par l'émissaire américain, suffisent à fissurer un récit que la diplomatie marocaine croyait gravé dans le marbre. Il arrive qu'une intervention médiatique de quelques minutes en dise plus long sur un rapport de force qu'une résolution entière du Conseil de sécurité. L'entretien récent de Massad Boulos, conseiller de Donald Trump pour l'Afrique et le monde arabe, appartient à cette catégorie. Derrière un ton volontairement feutré, l'émissaire américain a livré quatre constats qui, lus à la lumière des outils de la géostratégie, ébranlent l'architecture narrative patiemment édifiée par le Maroc depuis l'automne 2025. Le cadre n'est pas le règlement Le premier constat est d'une simplicité désarmante : il n'existe, à ce jour, aucune solution concrète, aucune issue que ...

Sahara occidental : Washington rappelle à Rabat que le dossier n'est pas clos

À quelques semaines du vote sur le renouvellement du mandat de la MINURSO, un émissaire américain tempère l'optimisme marocain et replace le Front Polisario au cœur de l'équation. Depuis l'automne 2025, la diplomatie marocaine vit sur un récit bien rodé : la question du Sahara occidental serait pratiquement réglée, le plan d'autonomie de 2007 s'imposant désormais comme l'unique horizon possible. La résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre 2025, a été présentée à Rabat comme une victoire définitive, et la proclamation américaine de décembre 2020 comme une garantie de solidité. Or c'est précisément de Washington qu'est venue, cette semaine, la mise au point la plus nette. Invité de France 24, Massad Boulos, conseiller principal du président Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, a livré un constat sans fard : aucun règlement n'est à portée de main. Des rounds de négociation sans résultat tangible Depuis février ...

Washington–Téhéran : l'Algérie, clé de voûte d'une diplomatie de l'ombre après l'impasse de la force ?

Washington–Téhéran : l'Algérie, clé de voûte d'une diplomatie de l'ombre après l'impasse de la force ? Lecture du retour du « médiateur de confiance » au cœur de l'équation américano-iranienne, entre la mémoire des Accords de 1981, les signaux de New York et l'escale d'Alger Une relation fracturée depuis plus de quatre décennies. Illustration : Shutterstock. Lorsque les politiques de puissance atteignent leurs limites, l'histoire repose sa vieille question : qui peut ouvrir les portes restées closes ? Dans le dossier américano-iranien, un nom revient chaque fois que les issues se referment : Alger. L'impasse de la force et les limites de la « pression maximale » La politique de « pression maximale » instaurée par Donald Trump, depuis son retrait unilatéral de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018, n'a ni fait plier Téhéran ni infléchi sa posture stratégique. Elle a au contraire produit un environnement régional plus fragil...

La secte des Akkakza : rituels et expansion au Maroc

La secte des Akkakza, connue également sous le nom de Youssefiya, est l'une des confréries soufies apparues au Maroc au XVI e siècle, qui s'est maintenue jusqu'au XX e siècle. Elle a joué un rôle important dans la vie religieuse et sociale de la société marocaine, sans pour autant avoir fait l'objet d'études suffisantes de la part des chercheurs. Dans cet article, nous examinerons plus en détail les rituels pratiqués par les Akkakza ainsi que leur expansion à travers le Maroc. Rituels et pratiques Les rituels collectifs L'un des traits les plus marquants des Akkakza était la pratique de rituels collectifs singuliers. Ceux-ci comprenaient des séances de dhikr en groupe et des prières particulières, pour lesquelles les adeptes se réunissaient dans les zaouïas. Ces séances se distinguaient par leur ferveur spirituelle et leurs chants religieux, renforçant le sentiment de proximité et d'appartenance entre les membres. Des pratiques sexuelles cont...

De Béjaïa à Al-Qods, de Tlemcen à Alger, l'Algérie n'a jamais marchandé sa fidélité à la Oumma

De Béjaïa à Al-Qods, de Tlemcen à Alger, l'Algérie n'a jamais marchandé sa fidélité à la Oumma. Face à elle, cinq siècles d'alliances du trône chérifien avec Madrid, Lisbonne, Paris et Tel-Aviv. Voici l'histoire qu'on voudrait nous faire oublier. Représentation artistique d'un cavalier de l'époque de Salah Eddine al-Ayyoubi. Il est des peuples qui écrivent leur histoire avec leur sang, et des régimes qui la réécrivent avec leurs communiqués. Le trône marocain se présente aujourd'hui comme le gardien d'Al-Qods et l'héritier des libérateurs de Jérusalem. Mais l'histoire a de la mémoire. Elle se souvient de ceux qui ont répondu à l'appel, et de ceux qui ont détourné le regard. Que les choses soient claires : ce texte ne vise pas le peuple marocain. Il vise un pouvoir, le Makhzen, et une constante de sa politique. Sidi Boumediene, l'enfant de Béjaïa et de Tlemcen au service d'Al-Qods Abou Madyan Choaïb, que nos aïeux ap...

Le pacte de La Mecque à l'épreuve d'Ansar Allah : une dissuasion qui n'a pas dissuadé

Le 7 août 2026, au palais Al-Safa, Riyad, Ankara et Islamabad proclamaient qu’une attaque contre l’un serait une attaque contre les trois. Six semaines plus tard, l’Arabie saoudite brûle, ses villes du Sud comptent leurs blessés, sa capitale est visée, et le pacte n’a pas été activé. Ankara Riyad Islamabad « une attaque contre l’un est une attaque contre les trois » Ansar Allah Le triangle de La Mecque : une promesse de défense collective restée sans traduction militaire face aux frappes houthies. J’écrivais récemment que l’accord de La Mecque ne serait pas jugé à la guerre qu’il mènerait, mais à celle qu’il aurait contribué à empêcher. Le verdict est tombé plus vite que prévu. Ansar Allah a posé la seule question qui compte pour une alliance défensive : un adversaire croit-il qu’elle se battra ? La réponse des Houthis a été non. Et jusqu’ici, les faits leur donnent raison. Quarante-huit heures Le pre...