Accéder au contenu principal

Articles

Guerre contre l’Iran : quelles leçons géopolitiques et technologiques pour l’Algérie ?

Articles récents

L’Iran redéfinit ses priorités militaires et propose un nouveau pacte de non-agression avec les pays arabes

Le discours du président iranien Massoud Pezeshkian, diffusé ce samedi, marque un tournant majeur dans la doctrine sécuritaire de Téhéran. Alors que la guerre entrée dans sa deuxième semaine bouleverse l’équilibre régional, le président a annoncé que l’Iran suspendrait ses frappes contre les pays arabes, à la condition explicite que ces États ne permettent plus aux forces américaines ou israéliennes d’utiliser leurs bases pour lancer des attaques contre l’Iran. Cette déclaration s’inscrit dans un moment de reconfiguration profonde du théâtre stratégique au Moyen-Orient.   1. Un message conciliant… mais conditionnel Dans son allocution, le président Pezeshkian a exprimé des excuses aux pays voisins et réaffirmé que l’Iran ne nourrit aucune intention agressive envers eux : Il a insisté sur la nécessité de « travailler avec les États de la région pour garantir la paix et la sécurité », rappelant que, malgré la perte brutale de plusieurs dirigeants iraniens durant les frappes...

La stratégie drone de l’Iran révèle une vulnérabilité critique pour Israël et les États-Unis

Depuis huit jours, l’Iran dévoile une évolution subtile mais redoutablement efficace de son dispositif militaire. Tandis que les tirs de missiles balistiques diminuent progressivement, les opérations de drones s’intensifient — exposant une faille structurelle au cœur des défenses israéliennes et américaines. Missiles balistiques : une baisse trompeuse Lancements de missiles au cours des huit derniers jours : Jour 1 : 350 Jour 2 : 175 Jour 3 : 120 Jour 4 : 50 Jour 5 : 40 Jour 6 : 32 Jour 7 : 28 Jour 8 : 15 En apparence, cette baisse pourrait sembler rassurante. En réalité, elle traduit un recalibrage stratégique : Téhéran préserve ses missiles les plus précieux et déplace la pression vers un outil bien plus perturbateur. Essaims de drones : le véritable pivot de la stratégie iranienne Lancements de drones sur la même période : Jour 1 : 294 Jour 2 : 541 Jour 3 : 200 Jours 4–8 : En augmentation constante, avec des essaims toujours en approche Contrairement aux missiles balisti...

Vers un choc énergétique au Maroc ? La dépendance au GNL américain et le risque d'un blocage espagnol

La recomposition brutale des rapports de force internationaux — accélérée par la guerre contre l'Iran, les tensions entre Washington et Madrid, et désormais la menace russe de couper le gaz européen — pourrait provoquer un véritable choc énergétique pour le Maroc. Derrière les déclarations diplomatiques se cache une réalité stratégique simple : l'architecture énergétique marocaine dépend d'un dispositif logistique fragile reposant sur l'Espagne, dont les priorités sont désormais radicalement redirigées vers la sécurité de l'Europe. I. La rupture du système gazier maghrébin La situation actuelle trouve son origine dans la rupture du contrat du Maghreb-Europe Gas Pipeline (GME) en 2021. Ce gazoduc, long d'environ 1 620 km, acheminait historiquement le gaz algérien vers l'Espagne en passant par le territoire marocain.   Lorsque l'Algérie a décidé de ne pas renouveler l'accord de transit, le Maroc a perdu son accès direct au gaz algérien. Pour compenser ...

Israël : le grand bénéficiaire stratégique de la guerre sur l'Iran

Le Proche-Orient est, une fois encore, au bord de l'embrasement. Derrière le fracas des armes, les colonnes de fumée et les condamnations diplomatiques de façade, une question s'impose avec une acuité particulière : à qui profite réellement cette instabilité chronique ? Loin des récits simplistes qui opposent le « Bien » au « Mal », l'analyse géopolitique révèle un jeu d'intérêts complexes où certains acteurs tirent profit — parfois cyniquement — de la perpétuation du conflit. Cet article s'attache à décrypter les bénéficiaires réels de l'escalade régionale : Israël et sa rente sécuritaire, les États-Unis et leur stratégie de présence par procuration, mais aussi les dynamiques plus larges d'un ordre international en déliquescence, où le retour du droit du plus fort menace paradoxalement d'accélérer la prolifération nucléaire mondiale. I. Israël : le grand bénéficiaire stratégique 1.1 Torpiller la normalisation irano-arabe Depuis plusieurs années, un phén...