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FIFA : la neutralité à géométrie variable de Gianni Infantino

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Gara Djebilat : Déconstruction d’un article de propagande marocaine publié par Assahifa

L’article publié par le journal marocain Assahifa sous la plume d’Ismaïl Bouyaâqoubi s’appuie essentiellement sur une vidéo d’un vlogger qatari à moto traversant le sud-ouest algérien pour conclure que le projet minier de Ghar Djebilat est un « mirage économique ». Cette méthodologie — utiliser des images touristiques d’un désert éloigné comme preuve de l’échec d’un projet industriel — constitue en elle-même un aveu de la faiblesse du raisonnement. Assahifa est un titre marocain dont l’orientation éditoriale hostile à l’Algérie est documentée, ce qui ne disqualifie pas automatiquement ses critiques, mais impose une vérification rigoureuse de chaque affirmation. I. Les faits que l’article passe sous silence Sur les réserves : L’article insinue que le projet n’existe que sur le papier. Or, le gisement de Ghar Djebilat s’étend sur 131 km², avec des réserves exploitables estimées à 3,5 milliards de tonnes de minerai à une teneur de 58,57 % en fer. Ce chiffre, vérifié indépendamment, place...

Relation franco-algérienne : Macron reprend la main… contraint et forcé

La scène est inhabituelle, presque révélatrice d’un malaise profond. Une réunion entre ministres de l’Intérieur, par nature technique et administrative, présidée directement par le chef de l’État français. Ce simple fait en dit long : sur l’état dégradé de la relation franco-algérienne, mais surtout sur la nécessité pour Emmanuel Macron de reprendre en urgence un dossier qui lui a, en grande partie, échappé. Car derrière ce geste, certains y verront une volonté politique. D’autres, plus lucides, y liront un aveu de faiblesse. Une présidence qui trahit une perte de contrôle Dans l’architecture classique de l’État, les dossiers relevant de la coopération sécuritaire ou migratoire sont traités par les ministres compétents. Lorsque le président descend lui-même dans l’arène sur ce type de sujets, ce n’est jamais anodin. C’est généralement le signe que les circuits habituels ont échoué. En choisissant de présider cette réunion, Emmanuel Macron reconnaît implicitement que la gestion du dossi...

France–Algérie : La Bombe qui ne désarme pas

Le refus de Paris d'élargir les indemnisations des victimes des essais nucléaires au Sahara révèle la persistance d'une asymétrie coloniale au cœur d'une relation déjà sous haute tension. Un rapport officiel du Sénat français, daté du 20 mai 2026, vient de révéler publiquement ce que beaucoup pressentaient : Paris maintient des critères d'indemnisation étroits et discriminatoires pour les victimes algériennes des essais nucléaires menés au Sahara entre 1960 et 1966, tandis qu'il étend généreusement la même protection aux ressortissants de Polynésie française. Ce double standard n'est pas un accident administratif. Il est le symptôme d'une pathologie politique profonde dans les relations franco-algériennes — un nœud gordien que ni la rhétorique mémorielle de Macron, ni les crises diplomatiques cycliques, n'ont encore réussi à trancher. I. Les faits : ce que dit le rapport du Sénat La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées d...

Algérie : une loi historique qui criminalise la colonisation française, une rupture majeure dans la gestion du passé colonial

En mai 2026, l’Algérie a adopté une loi d’une portée historique visant à criminaliser juridiquement la colonisation française (1830–1962) . Publié dans le Journal officiel, ce texte marque un tournant décisif dans la manière dont l’État algérien aborde son histoire coloniale : il ne s’agit plus seulement d’un récit ou d’une mémoire, mais d’un cadre légal structurant , assorti de qualifications pénales et de mécanismes d’action. Cette loi s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes autour de la mémoire coloniale et traduit une volonté claire : transformer le passé en objet de droit et de souveraineté . Une requalification juridique du fait colonial Dès ses premiers articles, la loi pose un principe fondamental : la colonisation française est reconnue non pas comme un simple épisode historique, mais comme un système ayant produit des crimes graves et systématiques . Elle est ainsi qualifiée de : violation des droits fondamentaux atteinte à la dignité humaine système de domination ...

Incident à l’UNESCO : L’ambassade d’Algérie en France dénonce une agression et alerte sur une multiplication des actes hostiles

Dans un communiqué officiel publié le 20 mai 2026 à Paris, l’ambassade d’Algérie en France a exprimé une condamnation catégorique suite à une agression survenue lors d’un événement culturel international. L’incident a visé le stand algérien installé au siège de l’UNESCO, dans le cadre de la Semaine africaine 2026, un rendez-vous dédié à la valorisation des cultures du continent. L’ambassade qualifie cet acte de “vile agression”, soulignant la gravité d’un événement survenu dans un espace censé incarner le dialogue, la coopération culturelle et le respect entre les nations. Soutien aux acteurs culturels algériens Au-delà de la condamnation, le communiqué insiste sur le soutien “indéfectible” de l’État algérien envers les exposants algériens présents lors de cette manifestation. Ces derniers sont décrits comme des acteurs engagés dans :la préservation du patrimoine national, la promotion de la richesse culturelle algérienne, et la diffusion de valeurs universelles de partage, de toléranc...

Elnet, la “lutte contre l’islamisme” et l’angle mort des ingérences : anatomie d’une asymétrie française

La réunion organisée à Paris sous le mot d’ordre « Pour la République, la France contre l’islamisme » a constitué un marqueur politique : non seulement par l’ampleur de la mobilisation (plus de 2 000 personnes), mais aussi par la nature des intervenants, au premier rang desquels des membres du gouvernement. À elle seule, cette séquence donne à voir un phénomène devenu central dans les démocraties contemporaines : la capacité de réseaux structurés à agréger des acteurs d’horizons variés autour d’un récit commun, qui combine sécurité intérieure, identité nationale et géopolitique.  L’événement n’était pas une simple conférence : les codes décrits par la presse relèvent davantage d’un meeting politique (applaudissements, slogans, personnalités “têtes d’affiche”, mise en scène d’une mobilisation). Il était organisé dans le cadre d’« Agir Ensemble », initiative associée à Elnet, organisation qui se présente comme “indépendante” et “dédiée au renforcement des relations entre la France, l...