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Maroc face à la guerre au Moyen‑Orient : l’onde de choc géoéconomique d’un conflit “lointain”

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Guerre contre l’Iran : quelles leçons géopolitiques et technologiques pour l’Algérie ?

La guerre déclenchée le 28 février 2026 contre l’Iran a remis au centre une vérité stratégique ancienne mais trop souvent sous-estimée : la puissance militaire moderne ne se mesure plus d’abord en tonnes de bombes, mais en capacité à voir, pénétrer, prédire et paralyser . Les frappes « cinétiques » (aviation, missiles, drones) n’ont été que la couche visible d’un affrontement où la supériorité décisive s’est jouée dans le renseignement, la donnée, l’infiltration et la guerre cyber .  Pour l’Algérie, l’enjeu n’est pas de “copier” des modèles étrangers, ni de courir après une autosuffisance intégrale irréaliste ; il est d’intégrer une leçon structurante : la dépendance technologique est une vulnérabilité souveraine , et toute architecture numérique importée (capteurs, réseaux, logiciels, cloud, terminaux, IoT) est potentiellement une surface d’attaque .  1) Une guerre « hybride » : la bataille pour l’instant décisif Les premières heures du conflit ont montré une intégration étr...

L’Iran redéfinit ses priorités militaires et propose un nouveau pacte de non-agression avec les pays arabes

Le discours du président iranien Massoud Pezeshkian, diffusé ce samedi, marque un tournant majeur dans la doctrine sécuritaire de Téhéran. Alors que la guerre entrée dans sa deuxième semaine bouleverse l’équilibre régional, le président a annoncé que l’Iran suspendrait ses frappes contre les pays arabes, à la condition explicite que ces États ne permettent plus aux forces américaines ou israéliennes d’utiliser leurs bases pour lancer des attaques contre l’Iran. Cette déclaration s’inscrit dans un moment de reconfiguration profonde du théâtre stratégique au Moyen-Orient.   1. Un message conciliant… mais conditionnel Dans son allocution, le président Pezeshkian a exprimé des excuses aux pays voisins et réaffirmé que l’Iran ne nourrit aucune intention agressive envers eux : Il a insisté sur la nécessité de « travailler avec les États de la région pour garantir la paix et la sécurité », rappelant que, malgré la perte brutale de plusieurs dirigeants iraniens durant les frappes...

La stratégie drone de l’Iran révèle une vulnérabilité critique pour Israël et les États-Unis

Depuis huit jours, l’Iran dévoile une évolution subtile mais redoutablement efficace de son dispositif militaire. Tandis que les tirs de missiles balistiques diminuent progressivement, les opérations de drones s’intensifient — exposant une faille structurelle au cœur des défenses israéliennes et américaines. Missiles balistiques : une baisse trompeuse Lancements de missiles au cours des huit derniers jours : Jour 1 : 350 Jour 2 : 175 Jour 3 : 120 Jour 4 : 50 Jour 5 : 40 Jour 6 : 32 Jour 7 : 28 Jour 8 : 15 En apparence, cette baisse pourrait sembler rassurante. En réalité, elle traduit un recalibrage stratégique : Téhéran préserve ses missiles les plus précieux et déplace la pression vers un outil bien plus perturbateur. Essaims de drones : le véritable pivot de la stratégie iranienne Lancements de drones sur la même période : Jour 1 : 294 Jour 2 : 541 Jour 3 : 200 Jours 4–8 : En augmentation constante, avec des essaims toujours en approche Contrairement aux missiles balisti...

Vers un choc énergétique au Maroc ? La dépendance au GNL américain et le risque d'un blocage espagnol

La recomposition brutale des rapports de force internationaux — accélérée par la guerre contre l'Iran, les tensions entre Washington et Madrid, et désormais la menace russe de couper le gaz européen — pourrait provoquer un véritable choc énergétique pour le Maroc. Derrière les déclarations diplomatiques se cache une réalité stratégique simple : l'architecture énergétique marocaine dépend d'un dispositif logistique fragile reposant sur l'Espagne, dont les priorités sont désormais radicalement redirigées vers la sécurité de l'Europe. I. La rupture du système gazier maghrébin La situation actuelle trouve son origine dans la rupture du contrat du Maghreb-Europe Gas Pipeline (GME) en 2021. Ce gazoduc, long d'environ 1 620 km, acheminait historiquement le gaz algérien vers l'Espagne en passant par le territoire marocain.   Lorsque l'Algérie a décidé de ne pas renouveler l'accord de transit, le Maroc a perdu son accès direct au gaz algérien. Pour compenser ...