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La visite de Pedro Sánchez en Algérie : un tournant stratégique après quatre années de tensions

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L’Algérie quitte la Coupe du monde 2026 sur un constat d’échec tactique

L’équipe nationale algérienne a été éliminée de la Coupe du monde 2026 dès les seizièmes de finale, après une défaite sévère face à la Suisse (2-0), lors d’un match qui a mis en lumière toutes les difficultés ayant marqué le mandat de Vladimir Petković à la tête des Verts. Cette élimination ne constitue pas une surprise isolée, mais l’aboutissement d’un long enchaînement de choix techniques contestés et d’un attachement persistant à des options qui n’ont convaincu ni le public ni de nombreux observateurs neutres. Une génération prometteuse, mais sans véritable projet tactique Le paradoxe est d’autant plus douloureux que Petković disposait d’un groupe riche en talents et en potentiel : l’expérience et le leadership de Riyad Mahrez, la vivacité offensive de joueurs tels qu’Ibrahim Maza, Amine Gouiri ou Yacine Adli, sans oublier une défense emmenée par des éléments de premier plan comme Aïssa Mandi et Rayan Aït-Nouri. Malgré ces atouts, le technicien bosnien n’a jamais réussi à transforme...

Quand l’enseignement défaillant de l’Histoire expose l’Algérie à la guerre hybride menée par le Maroc

La propension de la monarchie marocaine à la trahison ne date pas d’hier, comme l’illustre un article du New York Times publié en février 1873. Celui-ci souligne que la défaite de l’Émir Abdelkader n’était « pas due à la prouesse des armes françaises », mais bien à la trahison orchestrée par le sultan marocain Abderrahmane, qui s’était allié à la France pour l’encercler. L’objectif de cette réflexion n’est pas de dresser une liste exhaustive des trahisons marocaines, mais il convient de rappeler quelques faits marquants. Ces trahisons remontent à l’époque de Bocchus, qui livra le roi Jugurtha aux Romains, et se poursuivent avec celle de l’Émir Abdelkader. Elles incluent également le rôle trouble des Marocains dans les massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata, le détournement de l’avion transportant les dirigeants du FLN le 22 octobre 1956, ou encore l’utilisation opportuniste de la révolution algérienne par le sultan Mohammed V, qui s’en servit pour exercer des pressions s...

Algérie–Maroc : Lorsque la haine atteint un enfant, c'est l'échec de tout le monde

L'agression d'un adolescent algérien de 14 ans dans une fan zone aux États-Unis ne doit pas être considérée comme un simple fait divers. Il s'agit d'un signal d'alarme particulièrement grave. Qu'un enfant puisse être pris pour cible en raison d'un maillot de football est une réalité qui devrait susciter l'indignation de toute personne attachée aux valeurs de respect et de dignité humaine. Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d'une radicalisation inquiétante des discours. Les insultes, les campagnes de dénigrement, les provocations permanentes et les appels à la confrontation ont progressivement banalisé une hostilité qui n'aurait jamais dû quitter le monde virtuel. Aujourd'hui, le risque est de voir cette violence verbale se transformer en violence réelle. Le plus grave est que les premières victimes de ce climat délétère sont souvent les plus jeunes. Une génération entière grandit sous l'influence de conte...

Bernard Lugan et l’Algérie : quand la polémique prétend tenir lieu d’histoire

Dans un article intitulé « Combien de temps encore les historiens algériens choisiront-ils de chevaucher les mythes de la fausse histoire ? » , publié sur un site marocain, Bernard Lugan reprend une thèse qu’il défend depuis de nombreuses années : celle d’une relecture révisionniste de l’histoire algérienne visant à relativiser, voire à nier, les continuités historiques du Maghreb central avant la colonisation française. Cette manière de procéder est révélatrice. Plutôt que de discuter les sources, les faits, les continuités historiques et les archives, Bernard Lugan préfère déplacer le débat vers le terrain psychologique et idéologique. Ce n’est plus l’argument qui est examiné, mais l’intention supposée de celui qui l’avance. Ce procédé, commode mais pauvre, permet d’éviter la question essentielle : celle de la profondeur historique de l’Algérie. Car le cœur du débat est là. Pour soutenir que l’Algérie serait une création de la colonisation française, Bernard Lugan doit procéder à une...

Carte tronquée de l’Algérie sur une chaîne tunisienne : incident isolé ou symptôme d’un malaise plus profond ?

L’affaire de la diffusion d’une carte tronquée de l’Algérie par une chaîne de télévision publique tunisienne ne saurait être réduite à une simple erreur technique. Lorsqu’il s’agit de la représentation territoriale d’un État, surtout dans une région où les questions de souveraineté et d’intégrité nationale occupent une place centrale, chaque détail revêt une portée politique et symbolique majeure. Une “erreur” aux implications politiques Dans le domaine médiatique, la cartographie n’est jamais neutre. Elle traduit une vision, une rigueur éditoriale et, parfois, des lignes de fracture géopolitiques. Diffuser une carte amputée d’une partie du territoire algérien ne peut donc être perçu comme une simple approximation graphique. Une telle représentation touche directement à un principe fondamental du droit international : l’intégrité territoriale des États. Dans ce contexte, l’incident soulève des interrogations légitimes : S’agit-il d’une négligence grave dans la chaîne de production édit...

FIFA : la neutralité à géométrie variable de Gianni Infantino

À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA aurait pu se contenter de parler de football. Elle aurait pu mettre en avant le jeu, les sélections, les supporters, l’universalité d’un événement planétaire censé rassembler les peuples au-delà des fractures politiques. Mais l’institution dirigée par Gianni Infantino a choisi, une fois encore, de rappeler que sa prétendue neutralité n’est pas une ligne de conduite : c’est un instrument à usage variable. La décision d’accorder une accréditation symbolique au journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie, a été saluée par Reporters sans frontières comme un « geste fort » de soutien. Selon plusieurs médias, la FIFA lui a délivré une accréditation pour couvrir l’ensemble du Mondial 2026, organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet, alors même qu’il demeure incarcéré en Algérie après une condamnation pour « apologie du terrorisme » liée, selon les sources disponibles, à des conta...