L’Iran redéfinit ses priorités militaires et propose un nouveau pacte de non-agression avec les pays arabes
Le discours du président iranien Massoud Pezeshkian, diffusé ce samedi, marque un tournant majeur dans la doctrine sécuritaire de Téhéran. Alors que la guerre entrée dans sa deuxième semaine bouleverse l’équilibre régional, le président a annoncé que l’Iran suspendrait ses frappes contre les pays arabes, à la condition explicite que ces États ne permettent plus aux forces américaines ou israéliennes d’utiliser leurs bases pour lancer des attaques contre l’Iran. Cette déclaration s’inscrit dans un moment de reconfiguration profonde du théâtre stratégique au Moyen-Orient. 1. Un message conciliant… mais conditionnel Dans son allocution, le président Pezeshkian a exprimé des excuses aux pays voisins et réaffirmé que l’Iran ne nourrit aucune intention agressive envers eux : Il a insisté sur la nécessité de « travailler avec les États de la région pour garantir la paix et la sécurité », rappelant que, malgré la perte brutale de plusieurs dirigeants iraniens durant les frappes...