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Omar Hilale, la Palestine et le miroir brisé du Makhzen

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Yasser Mounbir : quatre ans de prison pour un dessin. Le crayon n'est pas un crime

Liberté d'expression Il a 22 ans. Il n'a ni posé de bombe, ni volé, ni frappé personne. Il a dessiné. Pour des dessins publiés sur Instagram, Yasser Mounbir, figure du graffiti marocain, vient d'être condamné à quatre ans de prison ferme et 40 000 dirhams d'amende par le tribunal de première instance d'Aïn Sebaâ, à Casablanca. Quatre ans. Quatre années de vie volées à un jeune artiste parce que son trait a déplu au palais. Le jugement est tombé le vendredi 30 octobre 2026. Le même jour, le Cabinet royal publiait un communiqué triomphal sur la MINURSO et célébrait ce qu'il présente comme une grande victoire diplomatique. D'un côté, les fanfares ; de l'autre, une cellule. Voilà le vrai visage d'un système qui soigne son image à l'étranger et bâillonne sa jeunesse chez lui. Une peine qui dépasse la loi elle-même Regardons les faits. Arrêté en juin, Yasser Mounbir a passé plus de cinq mois en détention préventive à la prison d'Ouka...

Fin de la MINURSO : une mission se liquide, les droits demeurent

Au lendemain de l'arrêt des opérations onusiennes au Sahara occidental, le Front Polisario rappelle pourquoi la MINURSO avait été créée. Et le Secrétaire général de l'ONU lui donne raison sur l'essentiel : le départ des Casques bleus n'efface pas le droit à l'autodétermination. Par Belgacem Merbah · 1 er novembre 2026 Trente-cinq ans après sa création en avril 1991, la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental n'a plus de mandat. Le Conseil de sécurité s'est séparé le 30 octobre sans parvenir à adopter de texte : les projets concurrents, américain et russe, ont tous deux échoué. Le 1 er novembre, par la voix de son porte-parole Stéphane Dujarric, António Guterres a pris acte de la cessation des opérations et ouvert la période de liquidation. Le même jour, depuis New York, le Front Polisario a publié un communiqué signé de son représentant auprès de l'ONU, le Dr Sidi Mohamed Omar....

Sahara occidental : quand Rabat veut quitter l'ONU pour un club où l'Algérie n'a pas de siège

Analyse · Sahara occidental Après l'échec du renouvellement de la MINURSO, la diplomatie marocaine cherche à sortir le dossier du cadre onusien et regarde vers le « Conseil de la paix » de Donald Trump. Un choix de forum qui en dit long. Par Belgacem Merbah · 1 er novembre 2026 Le 30 octobre 2026, le Conseil de sécurité n'a pas réussi à prolonger le mandat de la MINURSO. Rabat a aussitôt tranché : puisque la mission n'est plus renouvelée, le dossier du Sahara occidental devrait selon lui disparaître de l'agenda du Conseil. Plus de réunions périodiques, plus de rapports du Secrétaire général, plus de briefings de l'envoyé personnel. Le Cabinet royal annonce même des démarches comparables dans d'autres instances onusiennes. Le lendemain, sur 2M, Nasser Bourita a précisé la stratégie : sortir la question de l'« exclusivité » onusienne et la confier à d'autres parrains, États ou organisations. Derrière cette formule se dessine une piste...

Réponse à Hespress : on ne referme pas un dossier de décolonisation par communiqué

Droit de réponse · Sahara occidental 1 er novembre 2026 Le même jour, le même journal publie deux articles qui se contredisent. Le premier affirme que le Maroc n'a plus besoin du Conseil de sécurité. Le second explique comment convaincre Moscou de ne plus y opposer son veto. Ce dimanche 1 er novembre, Hespress a consacré deux analyses à l'échec du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental. Dans la première, Mohamed Hamidi donne la parole aux professeurs Idriss Lakrini et Abdelfattah Belmechli, selon qui le Maroc « rompt avec l'attente » des décisions du Conseil. Dans la seconde, Abdellah Tajani interroge les professeurs Abdellah Abou Awad et Khalid Ech-Chiat sur la manière de gérer la relation avec la Russie. Les deux textes partagent un trait : quatre universitaires marocains, aucune voix sahraouie, algérienne, russe ou onusienne. Ils partagent aussi un angle mort : ce qui s'est réellement passé vendredi à New York. 1. Le fait que Hespress men...

Sahara occidental : l'après-MINURSO

Prospective géopolitique · Sahara occidental 1 er novembre 2026 Pour la première fois depuis 1991, le Sahara occidental se retrouve sans mission des Nations unies. La question n'est plus de savoir qui a gagné le vote, mais ce qui va remplir le vide laissé par l'ONU. Le mandat de la MINURSO, prorogé jusqu'au 31 octobre 2026 par la résolution 2797, n'a pas été renouvelé : la Russie, qui s'abstenait chaque année depuis 2018, a cette fois opposé son veto au texte américain. Ce n'est pas une péripétie procédurale. C'est la fin d'un cadre qui, pendant trente-cinq ans, a figé le conflit sans le régler. Le secrétaire général António Guterres a d'ailleurs fixé la ligne dès dimanche : le départ de la mission n'éteint pas le droit des Sahraouis à l'autodétermination. Cet article examine les forces en présence, puis trois trajectoires possibles pour les douze à vingt-quatre prochains mois. Ce qui s'est joué au Conseil de sécuri...

Madama, clé de voûte du dispositif algérien au Sahel

Analyse géopolitique · Sahel Par Belgacem Merbah · 1er novembre 2026 En s'installant à Madama, l'Armée nationale populaire ne protège pas un puits ou un pipeline : elle prend le contrôle du verrou qui commande tout le nord-est du Niger. Ce choix, en apparence excentré, prolonge en réalité la profondeur stratégique que l'Algérie a construite dans son Grand Sud. Le 25 octobre 2026, les deux chambres du Parlement algérien ont approuvé l'envoi d'unités de l'ANP au Niger, à la demande de Niamey. Le lendemain, le président Abdelmadjid Tebboune a acté la décision. Le site pressenti, Madama, intrigue pourtant. Le mandat officiel porte sur la protection des projets de Sonatrach. Or Madama se trouve à l'extrême nord-est du pays, à une centaine de kilomètres de la Libye, loin du bloc pétrolier de Kafra et du tracé du futur gazoduc transsaharien. Ce paradoxe n'est qu'apparent : pour comprendre Madama, il faut lire la carte du relief, celle des routes ...