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Accusé à tort d’appartenir au MAK : ma réponse à ceux qui diffament

Parce que je suis kabyle, certains se permettent de m’accuser d’appartenir au MAK. Cette accusation est non seulement fausse, mais profondément injuste et insultante. Elle repose sur un préjugé dangereux : celui qui consiste à croire que l’origine d’un citoyen déterminerait automatiquement ses convictions politiques. C’est une logique de discrimination que je rejette avec la plus grande fermeté.


Je suis un patriote algérien de la première heure. Mon attachement à l’Algérie ne se mesure pas à des slogans lancés sur les réseaux sociaux, mais à des actes concrets. Lorsque notre pays traversait l’une des périodes les plus sombres de son histoire, dans les années 1990, alors que l’Algérie était à feu et à sang et que le terrorisme frappait sans relâche, j’ai servi au sein de l’Armée Nationale Populaire. J’ai répondu présent lorsque la nation avait besoin de ses enfants. J’ai servi mon pays avec loyauté, honneur et fidélité, comme des milliers d’autres Algériens issus de toutes les régions.


Je n’ai aucune leçon de patriotisme à recevoir de ceux qui, aujourd’hui, distribuent des certificats de nationalisme en fonction des origines des individus. Être kabyle ne fait pas de moi un séparatiste, pas plus qu’être originaire d’une autre région ne fait automatiquement de quelqu’un un patriote. Ce qui définit un citoyen, ce sont ses actes, ses valeurs et son engagement envers son pays.


Ceux qui cherchent à jeter la suspicion sur les Kabyles en les associant systématiquement à une organisation ou à une idéologie ne rendent service ni à l’Algérie ni à son unité nationale. Ils alimentent les divisions, nourrissent les rancœurs et fragilisent le tissu national. L’Algérie a toujours été forte dans sa diversité. Kabyles, Chaouis, Mozabites, Touaregs, Arabes et tous les enfants de cette nation ont versé leur sang pour le même drapeau.


Je resterai fier de mes racines kabyles et tout aussi fier de mon appartenance à l’Algérie. Ces deux identités ne sont pas contradictoires ; elles se complètent et s’enrichissent mutuellement. Personne ne me fera choisir entre ma région et ma patrie, car l’une fait partie de l’autre.


À ceux qui propagent ces accusations, je réponds par les faits, par mon parcours et par mon engagement sans faille envers mon pays. Je ne céderai ni à l’intimidation ni aux campagnes de dénigrement. Mon Algérie est celle de l’unité, du respect mutuel et du refus des préjugés. Et je continuerai à la servir avec la même fidélité qu’hier, aujourd’hui et demain. 🇩🇿


Belgacem Merbah 

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