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L’affaire Belghit : quand la justice défend l’Algérie face aux attaques contre son identité millénaire

Le 3 mai 2025, Mohamed Lamine Belghit a été arrêté pour des propos indignes, prononcés sur la chaîne émiratie Sky News Arabia. Il y niait l’amazighité comme composante essentielle de l’identité algérienne, allant jusqu’à affirmer qu’elle serait une “invention française et sioniste”. Quelques jours plus tard, le 21 mai, la Cour d’appel d’Alger a confirmé sa détention provisoire, rejetant ainsi le recours introduit par ses avocats. La justice algérienne a tranché avec fermeté : on ne touche pas impunément à l’unité de la Nation.

 

Une insulte à l’histoire et aux fondements de la Nation

Ce que Belghit a exprimé n’est pas une opinion. C’est une provocation, un affront, une tentative d’effacement de l’un des piliers fondateurs de l’Algérie : son amazighité. Car oui, l’Algérie est amazighe. Elle l’était bien avant l’arrivée de l’islam, bien avant la colonisation, et elle le restera après tous les épisodes de trahison, d’amnésie historique ou de haine identitaire. Remettre en cause cette vérité, c’est s’attaquer à l’âme même du peuple algérien, à ses racines, à sa mémoire plurimillénaire.

Quand le discours de la haine devient une arme géopolitique

Les propos de Belghit ne sont pas anodins. Ils ont été prononcés sur une chaîne émiratie, à un moment où les tensions entre l’Algérie et certains régimes du Golfe sont palpables. La réponse virulente de la Télévision nationale, qualifiant les Émirats arabes unis de « mini-État artificiel », en dit long sur la lecture géopolitique que les autorités font de cette sortie médiatique. Il ne s’agit pas seulement d’un dérapage personnel, mais d’une attaque coordonnée contre notre souveraineté culturelle, orchestrée par des puissances qui ont toujours eu du mal à accepter l’Algérie libre, fière, indomptable.

L’unité nationale n’est pas négociable

L’identité algérienne repose sur trois piliers : l’amazighité, l’arabité et l’islam. Aucun de ces fondements ne peut être nié ou minimisé. C’est cette richesse qui fait la force de notre peuple. Le parquet de Dar El Beïda ne s’y est pas trompé en poursuivant Belghit pour « atteinte à l’unité nationale », « incitation à la haine » et « diffusion de discours discriminatoire ». Il s’agissait de défendre l’intégrité de la République et d’empêcher que des voix parasites ne sèment la division et le mépris au nom d’un révisionnisme dangereux.

Le soutien massif des institutions amazighes

Face à l’indignation populaire, les institutions nationales ont réagi avec clarté. Le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), relevant de la présidence, ainsi que l’Amenokal des Touaregs du Tassili N’Ajjer ont exigé des poursuites. Le message est clair : toucher à tamazight, c’est toucher à l’Algérie. Cette position a été réaffirmée le 17 mai à Batna, lors d’une journée d’étude dédiée aux médias en tamazight, en présence du ministre de la Communication.

Conclusion : vigilance et résistance

Aujourd’hui, l’affaire Belghit doit servir de leçon. L’identité algérienne n’est ni à vendre, ni à soumettre à des lectures importées ou intéressées. Elle s’enracine dans une histoire millénaire, dans des langues, des luttes, des montagnes et des mémoires. Ceux qui cherchent à la dénaturer, à la salir ou à la décomposer au profit d’agendas extérieurs doivent savoir que la justice, le peuple et l’État se dresseront. Tamazight n’est pas une option, c’est une évidence. Et cette évidence s’appelle Algérie.



Par Belgacem Merbah



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