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Washington, les minéraux critiques et le dossier saharien : un réalignement géopolitique sous contrainte de droit

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Analyse géopolitique : Le “Board of Peace” de Donald Trump, entre ambitions globales et scepticisme occidental

Le lancement du “Board of Peace” par le président américain Donald Trump constitue l’une des initiatives diplomatiques les plus controversées de cette nouvelle séquence internationale. Imaginé initialement comme un mécanisme restreint chargé de superviser la reconstruction d’un Gaza dévasté par deux années de guerre , le projet a rapidement muté vers une organisation internationale alternative , prétendant intervenir dans tous les conflits mondiaux — une ambition qui a suscité perplexité, résistance, et parfois inquiétude. 1. Une institution pensée pour Gaza, devenue architecture parallèle de gouvernance mondiale À l'origine, le Board of Peace n’était qu’un élément de la seconde phase du plan de cessez-le-feu à Gaza , adopté en novembre par le Conseil de sécurité de l’ONU . Sa mission devait se limiter à : superviser la démilitarisation du territoire, coordonner la reconstruction , assurer une présence internationale limitée. Pourtant, le charte préliminaire , envoyée aux États...

Pipelines Nigeria–Maroc vs. Transsaharien (Nigeria–Niger–Algérie)

Face à la reconfiguration des marchés gaziers depuis 2022, Abuja , Rabat et Alger portent deux visions concurrentes pour monétiser le gaz nigérian , desservir l’Afrique de l’Ouest et ouvrir un débouché vers l’Europe : Le Nigeria–Maroc (NMGP) , un corridor offshore/onshore longeant la façade atlantique et se présentant comme une extension montée en capacité du West African Gas Pipeline (WAGP)  ; longueur ~5 600–6 000 km , capacité 15–30 Gm³/an , coût ~25 Mds $ , avec une dynamique CEDEAO et des phases d’ingénierie (faisabilité/FEED) en cours depuis 2017–2019, renforcées par des accords tripartites en 2022 et des appuis d’études multilatéraux ( OPEC Fund / IsDB ).  Le Transsaharien (TSGP) , relancé par un MoU trilatéral (Alger–Niamey–Abuja) en juillet 2022 , puis trois accords techniques signés en février 2025 (mise à jour de faisabilité, NDA, compensation). Tracé 4 128 km , ~30 Gm³/an , coût ~13 Mds $ , avec intégration au hub algérien de Hassi R’Mel et connexions établies v...

La notion de "fitna" appliquée au différend algéro‑marocain : une lecture à la lumière d’Ibn Taymiyya, d’al‑Ghazālī et d’al‑Shāṭibī

Cet article propose une clarification conceptuelle de la notion de fitna telle qu’elle a été élaborée dans la pensée sunnite classique, et examine la pertinence de son application au différend politique entre l’ Algérie et le Maroc . À partir d’une lecture synthétique d’ Ibn Taymiyya , d’al‑Ghazālī et d’al‑Shāṭibī, l’étude montre que la fitna ne se confond ni avec le conflit politique légitime, ni avec la délibération publique sur la sécurité et la souveraineté. Elle suppose plutôt la confusion du vrai et du faux, une atteinte directe à la religion au sens strict, ou la compromission de l’un des maqāṣid al‑sharīʿa . En conséquence, qualifier ce différend de fitna relève d’une réduction catégorielle et d’un usage non rigoureux du vocabulaire religieux. Introduction L’appel récurrent à la notion de fitna pour désigner toute tension inter‑étatique au sein du monde musulman révèle une dérive sémantique déjà identifiée par les auteurs classiques : la tentation d’employer des catégories ...

La « fitna » ou l’art de détourner le sens pour faire taire la vérité

Ces derniers temps, certains s’empressent de qualifier ce qui se joue entre l’Algérie et le Maroc de «  fitna  », comme si nommer les réalités, dévoiler les menaces ou défendre la souveraineté nationale relevait soudain d’un péril moral. Cette accusation, pourtant, porte en elle la véritable fitna. Car la fitna, dans son essence politique comme dans sa portée éthique, ne réside jamais dans la parole qui éclaire, mais dans le silence qui dissimule. Elle n’est pas dans la dénonciation du faux, mais dans sa banalisation. Elle n’est pas dans la vigilance des consciences, mais dans l’aveuglement feint que l’on drape d’un vernis de sagesse. La fitna n’est pas de dire la vérité, mais de la taire. Accuser ceux qui alertent sur les dangers pesant sur l’Algérie de semer la discorde revient à pénaliser la lucidité elle-même. C’est réduire la fitna au simple registre du discours, tout en absout les actes — même lorsqu’ils menacent directement la stabilité régionale. L’histoire, et plus encore cel...

CAN 2025 – Une compétition faussée : la CAF punit l’Algérie, protège le Maroc

La CAN 2025 restera comme l’une des éditions les plus controversées de l’histoire récente du football africain. Non pas pour son spectacle, mais pour l’inégalité flagrante de traitement entre les participants : une Algérie lourdement sanctionnée , et un Maroc pays hôte systématiquement épargné . Les faits sont clairs, documentés et têtus : la CAF a choisi sa cible. 1. Une Algérie frappée de sanctions exemplaires – et disproportionnées À l’issue du quart de finale Algérie–Nigeria du 10 janvier 2026, la CAF a infligé à la Fédération algérienne de football une avalanche de sanctions sans précédent : Suspension de Luca Zidane pour deux matchs (éliminatoires CAN 2027)  Suspension de Rafik Belghali pour quatre matchs , dont deux avec sursis  Un total d’environ 100 000 USD d’amendes , incluant : cartons jaunes multiples (5 000 USD), comportement inapproprié de joueurs et officiels (25 000 USD), usage de fumigènes (5 000 USD), jets d’objets (5 000 USD), manquement aux règles de s...

CAN 2025 : le Maroc, l’arbitrage capturé et la faillite morale d’un système

La Coupe d’Afrique des nations 2025 , organisée par le Maroc à coups de milliards, devait consacrer l’entrée définitive du royaume dans le cercle des grandes puissances sportives mondiales. Elle restera dans l’histoire comme l’une des éditions les plus controversées, non pour son niveau de jeu, mais pour ce qu’elle a révélé : la mise à nu d’un système de triche institutionnalisée, pensé bien en amont, exécuté dans les coulisses de la Confédération africaine de football ( CAF ), et finalement mis en échec sur le terrain par ce que beaucoup ont appelé, non sans ironie, une forme de justice immanente. La défaite du Maroc en finale face au Sénégal (1-0, le 18 janvier 2026) n’efface pas le scandale ; elle l’éclaire. Une CAN sous soupçon dès le premier coup de sifflet Tout au long du tournoi, la sélection marocaine a bénéficié de décisions arbitrales unanimement contestées. Dès la phase de groupes face au Mali , puis contre la Tanzanie en huitièmes et le Cameroun en quarts, des penaltys ...