Le communiqué publié par la Confédération Africaine de Football (CAF) ce 12 janvier 2026 se veut ferme : « comportements inacceptables », « enquête disciplinaire », « condamnation des actes visant les arbitres ». Une posture qui, en apparence, défend l’éthique et la sérénité du football africain. Mais derrière cette rhétorique, une question essentielle demeure soigneusement évitée : qui répondra des dérives arbitrales qui ont enflammé cette CAN 2025 ?
Quand l’erreur devient système
Les incidents survenus lors des quarts de finale – Cameroun vs Maroc et Algérie vs Nigeria – ne sont pas des épiphénomènes. Ils s’inscrivent dans une série de décisions arbitrales manifestement erronées, répétées et, surtout, orientées. Quand ces « erreurs » s’accumulent toujours au détriment des mêmes équipes, il ne s’agit plus d’aléas humains, mais d’un dysfonctionnement systémique. Et ce système, c’est la CAF qui l’organise.
Quelques exemples flagrants :
- Cameroun – Maroc :
- Un penalty accordé au Maroc à la 78e minute pour une faute inexistante, malgré les images VAR qui montraient un contact minimal.
- Un penalty camerounais valable non accordé.
- Algérie – Nigeria :
- Une main nigériane dans la surface ignorée par l’arbitre et par la VAR, malgré des ralentis clairs.
- Des cartons jaunes imaginaires dans le but de provoquer les joueurs Algériens, afin de les sortir du match.
Ces décisions ne sont pas isolées : elles s’inscrivent dans une logique où l’arbitrage devient un instrument, et non une garantie d’équité.
Une gouvernance sous question
Au lieu de jouer les donneurs de leçons, la CAF devrait répondre à des interrogations fondamentales :
- Quels sont les critères de désignation des arbitres pour les matchs à enjeux ?
- Pourquoi l’absence de transparence dans la gestion des incidents ?
- Comment expliquer la récurrence des décisions litigieuses favorisant certaines équipes ?
Ces zones d’ombre fragilisent la crédibilité de la compétition et menacent l’intégrité du football africain.
La vraie enquête à ouvrir
On ne peut pas créer les conditions d’un arbitrage biaisé, fermer les yeux sur ses conséquences, puis s’indigner des réactions qu’il suscite. La CAF parle de « comportements inacceptables » ; nous parlons de gouvernance inacceptable. La seule enquête qui vaille, c’est celle sur l’arbitrage et sur les mécanismes internes de la CAF.
Par Belgacem Merbah
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