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17 octobre 1961 — Quand le sang algérien éclaira la nuit de Paris

Ce soir-là, dans le froid des rues parisiennes, ils sont sortis dignes et silencieux, ces fils de l’Algérie éternelle.

Ils ne portaient ni armes ni haine — seulement la foi dans leur patrie et l’espérance d’un monde juste.

Mais face à eux, le colon avait la peur des peuples qui se relèvent.

Alors, il a tiré.

Et la Seine s’est teintée du rouge de notre courage.




Ils sont tombés loin de la terre qui les a vus naître,

mais leur sang, répandu sur les pavés de Paris, a tracé le chemin de l’indépendance.

Leurs cris étouffés ont traversé la mer pour rejoindre les montagnes de l’Atlas,

et chaque vague qui frappe nos rivages murmure encore leurs noms.



Ô martyrs du 17 octobre,

on vous a jetés dans un fleuve pour vous faire taire,

mais c’est la mémoire de la France qui s’y est noyée,

tandis que la vôtre s’est élevée au-dessus des nations.



Vous êtes la preuve que la dignité ne se négocie pas,

que la liberté s’arrache,

et que l’Algérien, même en exil, ne plie jamais.



Aujourd’hui, l’Algérie se souvient, non pas dans les larmes,

mais dans la fierté et la promesse.

Promesse de ne jamais oublier.

Promesse de rester debout, comme vous l’avez été.



Gloire éternelle à nos martyrs.

Honneur à ceux qui ont fait du silence de Paris le cri de la liberté.

Et que vive l’Algérie, libre, fière et immortelle.

Par Belgacem Merbah



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