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Accords entre Alger, Abuja et Niamey : une avancée concrète face aux chimères marocaines

L’Algérie, le Nigeria et le Niger ont récemment signé des accords visant à accélérer la mise en œuvre du gazoduc transsaharien (TSGP), un projet structurant et réaliste, destiné à acheminer le gaz nigérian vers l’Europe en passant par l’Algérie. Face à cette initiative concrète et bien avancée, le Maroc tente désespérément d’exister sur la scène énergétique africaine en multipliant les effets d’annonce, notamment avec son projet de gazoduc Nigeria-Maroc, un projet irréaliste, mal financé et aux défis techniques insurmontables.

Le gazoduc transsaharien : un projet fiable et bien avancé

Le TSGP s’étend sur 4 128 km et prévoit de transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Ce gaz sera ensuite acheminé vers l’Europe via le gazoduc Transmed (Algérie-Italie via la Tunisie) et sous forme de GNL.

Les récentes signatures entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria incluent :
✔ Une mise à jour de l’étude de faisabilité pour optimiser le coût et les délais du projet,
✔ Un contrat de compensation,
✔ Un accord de non-divulgation (NDA) entre les entreprises énergétiques des trois pays.

Contrairement à son concurrent marocain, le TSGP est techniquement et économiquement viable. Son coût estimé à 10 milliards de dollars reste raisonnable, et l’Algérie ainsi que le Nigeria disposent des fonds nécessaires pour financer ce projet sans dépendre de financements extérieurs incertains.

Gazoduc Nigeria-Maroc : une illusion médiatique sans substance

Face à la concrétisation du gazoduc transsaharien, le Maroc tente de promouvoir une alternative avec son gazoduc atlantique Nigeria-Maroc, qui devrait parcourir 6 000 km sous l’océan Atlantique et traverser 13 pays.

Cependant, ce projet est truffé d’incohérences :
Un tracé complexe et coûteux, avec un coût estimé à 50 milliards de dollars, bien au-delà des capacités financières du Maroc,
Des droits de passage astronomiques, les pays traversés devant recevoir 91 % du gaz transporté,
Un financement inexistant, le Maroc n’ayant même pas pu réunir les 100 millions de dollars nécessaires à l’étude de faisabilité,
Un projet techniquement irréalisable, un gazoduc sous-marin de cette longueur n’ayant jamais été construit dans le monde,
Une instabilité géopolitique dans plusieurs pays qu’il traverserait, rendant sa maintenance quasi impossible.

Le projet marocain apparaît donc comme une manœuvre de communication, destinée à donner l’illusion d’une alternative crédible au gazoduc transsaharien, alors qu’il repose sur des bases financières et techniques fragiles.

Les illusions marocaines : entre propagande et tentatives de sabotage des projets algériens

Le Maroc n’en est pas à sa première tentative de désinformation économique en Afrique. Après l’échec annoncé du gazoduc Nigeria-Maroc, Rabat tente désormais de vendre une nouvelle chimère : l’accès des pays du Sahel à l’Atlantique.

Ce projet, dont la Mauritanie n’a même pas été consultée, se heurte à plusieurs obstacles majeurs :

  • Conflit avec les ports d’Afrique de l’Ouest (Togo, Bénin, Ghana, Côte d’Ivoire), qui sont déjà utilisés par les pays du Sahel,
  • Problèmes diplomatiques et territoriaux (le Sahara occidental est un territoire non autonome selon l’ONU),
  • Absence de financement : construire 7 000 km de routes nécessiterait au moins 14 milliards de dollars, une somme hors de portée pour un Maroc surendetté.

Encore une fois, ce projet ne semble être qu’un outil médiatique visant à faire diversion et à ralentir l’intégration économique entre l’Algérie et ses partenaires africains.

L’Algérie : un acteur panafricaniste au service de l’Afrique

Contrairement au Maroc, qui multiplie les effets d’annonce sans concrétisation, l’Algérie déploie de véritables projets structurants pour le développement de l’Afrique :

La route transsaharienne Alger – Lagos (4 800 km) : l’Algérie finance la construction du tronçon manquant au Niger, pour relier Alger à Kano (Nigeria).
Le projet de dorsale transsaharienne à fibre optique, pour développer le numérique dans le Sahel.
La construction de la route Tindouf – Zouerate (800 km en Mauritanie), un projet structurant pour les échanges entre les deux pays.
La création de zones franches avec la Mauritanie, le Mali et le Niger, pour renforcer les échanges économiques.
L’effacement des dettes de plusieurs pays africains, pour un montant de 2 milliards de dollars.

L’Algérie ne se contente pas de faire du bruit médiatique, elle concrétise des projets structurants qui renforcent l’autonomie économique de l’Afrique et favorisent des partenariats gagnant-gagnant.

L’approche algérienne vs l’approche marocaine : des ambitions opposées

Le Maroc, avec son modèle de communication agressive et vide de substance, cherche à maintenir son statut de proxy de la France en Afrique, en se positionnant comme une vitrine de la Françafrique 2.0.

À l’inverse, l’Algérie, fidèle à son héritage panafricaniste, œuvre pour une Afrique plus souveraine, en développant des infrastructures concrètes, en soutenant l’intégration régionale et en construisant des relations basées sur le respect mutuel.

Conclusion : une bataille entre réalité et propagande

Tandis que le gazoduc transsaharien avance avec des engagements clairs, des financements assurés et une infrastructure déjà existante pour exporter le gaz vers l’Europe, le gazoduc Nigeria-Maroc demeure un mirage coûteux et irréaliste, sans fonds ni soutien technique solide.

L’Europe, confrontée à la crise énergétique, devra bientôt choisir entre un projet fiable et en cours de réalisation, et un projet fantôme basé sur du vent. L’Algérie, grâce à son sérieux et à son approche pragmatique, s’impose comme le véritable moteur du développement énergétique en Afrique, tandis que le Maroc continue de se perdre dans des illusions médiatiques sans lendemain.




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