Pourquoi l’Algérie officielle n’évoque pas les territoires algériens spoliées en 1845 par la France au profit du Maroc ?
Depuis l’unification de la Numidie en 202 avant J.-C., les frontières occidentales de notre territoire s’étendaient jusqu’à l’oued Melouya, constituant la limite extrême de l’Algérie antique puis médiévale. Cette réalité historique est solidement établie par des travaux de référence, notamment Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale de Ibn Khaldoun (tome III, p. 180 ; tome I, p. 194 et suivantes), qui en attestent de manière incontestable.
1830 : L’arrivée des Français et la stratégie de morcellement
L’invasion française de 1830 ne se limita pas à une entreprise de colonisation ; elle s’inscrivit dans une stratégie délibérée de fragmentation et d’affaiblissement de l’Algérie par le démembrement de son territoire. Face à la résistance exceptionnelle de l’Émir Abdelkader, qui mena de 1832 à 1847 une lutte implacable contre l’occupant, la France chercha un relais régional capable de neutraliser cette dynamique.
Ce soutien, Paris le trouva auprès du sultan marocain Abderrahmane. L’alliance entre Paris et Fès ne fut nullement fortuite : inquiet du prestige grandissant de l’Émir Abdelkader — descendant des Idrissides — le souverain marocain percevait ses victoires militaires comme une menace directe pour la stabilité de son propre trône. Le charisme et l’autorité de l’Émir étaient en effet susceptibles d’attirer à lui des tribus berbères marocaines échappant à l’autorité alaouite.
1845 : Le traité de Lalla Maghnia – un coup de poignard dans le dos
C’est dans ce contexte qu’intervint la signature du traité de Lalla Maghnia, le 18 mars 1845. En contrepartie de son alignement sur les intérêts français, le sultan Abderrahmane bénéficia de l’attribution de plus de 100 000 km² de territoires algériens, s’étendant à l’est de l’oued Melouya jusqu’aux frontières actuelles. Des villes aujourd’hui rattachées au Maroc — telles qu’Oujda, Guercif, Figuig, Taza ou Taourirt — faisaient alors pleinement partie du territoire algérien.
Cette spoliation territoriale demeure largement méconnue en Algérie. Ce déficit de mémoire historique a durablement enfermé le pays dans une posture défensive, notamment face aux prétentions infondées de Rabat sur ce qu’il qualifie abusivement de « Sahara oriental ».
L’héritage spolié et les manœuvres marocaines
Le Maroc ne s’est pas arrêté aux gains territoriaux concédés par le pouvoir colonial. Aujourd’hui, plus de 90 % des dossiers marocains déposés auprès de l’UNESCO portent sur des éléments du patrimoine culturel et historique issus de territoires algériens amputés en 1845. À travers cette démarche, le régime alaouite cherche à réécrire l’histoire et à s’approprier des figures emblématiques algériennes, à l’image de Cheikh Bouamama, né à Figuig en 1833, à une époque où cette ville appartenait encore pleinement à l’Algérie.
La propagande marocaine : un révélateur involontaire
Ironie de l’histoire : à force de campagnes haineuses et de propagande répétée, le Maroc a fini par provoquer un sursaut de conscience historique chez de nombreux Algériens. Ces dérives ont mis en lumière des réalités longtemps occultées :
– La France a sauvé des trônes alaouites menacés par des tribus berbères insoumises.
– Elle a contribué à l’unification du Maroc sous l’autorité de Fès et de Marrakech.
– Elle lui a cédé près d’un sixième de son territoire actuel, amputé à l’Algérie.
Malgré ces acquis considérables, le régime marocain persiste dans une logique de convoitise territoriale et de prédation historique, poursuivant une politique expansionniste au détriment de ses voisins.
Conclusion : Rompre avec la défensive
Il est temps pour l’Algérie de sortir de cette posture défensive et d’assumer pleinement son récit historique. Nous devons revendiquer, avec clarté et constance, le retour à la mère patrie des territoires situés à l’est de l’oued Melouya.
L’histoire, la mémoire et l’identité nationale nous imposent de réparer cette injustice — non par nostalgie ou esprit de revanche, mais par responsabilité envers les générations à venir. Le temps de l’oubli est révolu. Celui de la restauration de notre intégrité territoriale doit désormais s’imposer comme un impératif national.
Par Belgacem Merbah

Tot ou tard lalgerie récupérera ces territoires inchallaah
RépondreSupprimerTot ou tard lalgerie récupérera ces territoires voler par la france et donner aux matocains inchallaah
RépondreSupprimerCes régions ont conservé les coutumes et le dialecte de l'ouest algerien auquel ils étaient historiquement attachés. Guercif est culturellement pratiquement une ville des hauts plateaux algeriens. Ex : pour dire à moi, les habitants de ces régions disent "nta3i" , ce qui est typique du dialecte algerien. Il faut savoir que les gens doujda ont du mal à comprendre le dialecte marocain classique de rabat ou marrakech.
RépondreSupprimerEt de nombreux marocains de l'intérieur considèrent ces gens de L'oriental comme des Algeriens.
Il viendra le jour où l Algérie récupéra toutes les terres d une manière ou d une autre
RépondreSupprimerSaha aidek belkacem, je suis tout à fait d'accord avec toi
RépondreSupprimerSaha Aidek khouya Belkacem, Merci pour tout ce vous faites pour l'Algérie, vous êtes un vrai patriote, malgré que vous avez arrêter les vidéos, vous êtes toujours présent et nous, on vous soutient, pour les villes Algérienne, c'est au peuple Algérien de les réclamé et moi en 1er, mais sans les marocain de souche, un test ADN et arbre généalogique et bienvenu au pays.
RépondreSupprimermerci pour votre message qui me fait plaisir. J'ai arrêté Youtube car je ressenti que je n'étais pas le bienvenu sur cette plateforme, surtout après les complots et messes basses que j'ai découvert, ce qui m'a fait le plus mal c'est que c'est des algériens qui étaient derrière ces campagnes de boycott. On laisse la place à des chaines qui ont le vent en poupe et on quitte la table en silence.
SupprimerRéponses franches et sans détours, bon courage à vous.
RépondreSupprimerMerci frère Belgacem 🇩🇿✌️
RépondreSupprimermerci mille fois
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